La société post-consumériste digitale
Posted by Brice Le Blevennec | Filed under Thoughts
Depuis les débuts de la société de consommation, une des conditions du bonheur était de pouvoir accéder aux biens matériels. Avec l’avènement de la révolution numérique, des pans entier de notre économie, basé sur la propriété d’objets, sont profondément remis en question. Les consommateurs sont à la recherche d’expériences virtuelles dans un monde d’abondance digitale. Désormais, les marchand d’objets tangibles doivent composer avec des consommateurs blasés, de plus en plus à la recherche d’un bonheur immatériel.
Des atomes aux bits
Depuis les origines de notre civilisation, toute transaction était basée sur un principe simple: il fallait payer en chèvres, pièces d’or, billets de banque ou monnaie virtuelle avec une carte de crédit, pour acquérir la propriété d’une marchandise donnée. Notre économie était basée sur une logique élémentaire : pour jouir d’un produit, il faut en acquérir la propriété. Les ressources étant limitées, les produits finis l’étaient aussi. Leur rareté définissait leur valeur intrinsèque et créait l’attraction qui motivait les hommes à travailler (ou voler) pour devenir capable de jouir de ces biens.
Cette logique a volée en éclat à la révolution numérique. Tout d’un coup, pour profiter d’une chanson, d’un livre, d’un film, d’un jeu et de nombre de services, il n’est plus obligatoire d’acquérir la propriété de son support matériel (livres en papier, enregistrements sur vinyles, cassettes de bande magnétiques, CD ou DVD en plastiques, etc). La matière physique est devenue obsolète au profit d’un simple codage numérique, accessible à tous et à peu de frais. Ainsi, avec une simple connexion internet et quelques dîmes mensuelles, chacun accède à plus de musique, de films, de série télé, de jeux, de lecture, de loisirs de toute sorte, … qu’une vie entière ne saurait épuiser. Cette façon de consommer est une révolution : avec des ressources digitales pratiquement illimitées, ces sources de plaisirs infinies (à l’échelle d’une vie humaine) sont abordables et accessibles au plus grand nombre.
De plus les objets matériels nous procurent un peu de plaisir (« l’expérience ») au prix de beaucoup d’inconvénients : il faut se déplacer (polluant) dans le « bon » magasin pour trouver une œuvre (pour autant qu’elle soit de stock), ensuite il faut encombrer son domicile d’étagères, d’armoires, de bibliothèques pour que ces objets entassés y accumulent la poussière, objets que l’on doit protéger de l’usure du temps et qui s’abiment à l’usage, objets que l’on doit gérer, classer pour les retrouver, objets que l’on doit emballer, déménager, enfin objets qu’on a peur de se faire voler. Beaucoup de stress pour un peu de plaisir.
Dans le nouveau monde numérique il ne faut plus s’encombrer d’objets pour jouir d’expériences, on se sent plus léger, débarrassé des contraintes de la matière. Et ne parlons même pas du fait que libérés des contraintes de la distribution physique, les éditeurs, les auteurs ont désormais accès à l’intégralité du public. Qu’il habite dans une capitale bien desservie, ou au fin fond de la campagne, l’industrie créative a maintenant un accès direct à son public, libre de toute barrière économique, politique, ou culturelle. Enfin pensons à notre l’environnement, désormais épargné des conséquences néfastes de la création (qui épuise les ressources), du transport (qui pollue inutilement) et de la destruction (créatrice de déchets à recycler) des objets physiques.
Les nouvelles règles du jeu
Dans ce nouveau monde numérique, il ne s’agit plus que de fabriquer de bons produits, de les distribuer puis de convaincre les consommateurs de les acheter. Il faut désormais penser des « expériences » qui apportent assez de valeur dans la vie du consommateur pour se distinguer dans l’océan des plaisirs accessibles, puis de les faire connaître.
Hors cette transformation qui a redéfini la nature-même de la relation des marques avec leurs consommateurs, a des conséquences sur tout ce que nous avons toujours connu en termes de branding, de marketing, de communication et de ventes. Dans cette nouvelle réalité qui abonde de services, de contenus et de divertissements, le nouveau challenge des marques consiste à gagner l’attention des consommateurs. Ceux-ci sont constamment à un clic de leur divertissement favori, il n’est simplement plus suffisant de créer un site web funky ou une pub télé originale.
Pour avoir un vrai impact, les marques doivent imaginer des campagnes capables d’émerger dans le blizzard de plaisirs digitaux qui souffle sur leurs publics. Ces campagnes doivent toucher leur cible au travers de multiples plateformes (web, mobile, social, pos, direct, ATL …) et technologies. Alors quelle serait la formule idéale? Et bien, la réponse est qu’il n’y a pas de réponse toute faite. Il n’y a plus de solutions standard, de réponses génériques, de ratecard habituelle et de plan media classique, dont les résultats ne sont pas en baisse constante. Les spécialistes du marketing sont condamnés à innover s’ils ne veulent pas passer de plus en plus inaperçus. Comment? La meilleure recette du succès dans cet environnement en perpétuelle mutation, c’est sans doute les rencontres interdisciplinaires. Et celles-ci feront l’objet de ma prochaine chronique. Restez branché(e)!
L’Art de la reconnaissance artificielle
Posted by Brice Le Blevennec | Filed under Thoughts
L’être humain a le besoin inné d’être reconnu et apprécié pour ce qu’il accomplit. Certaines plates-formes digitales ont parfaitement bien identifié ce besoin et appris à le satisfaire ; elles ont une chance de changer le futur de la communication humaine.
Dans les années 1940, la ‘hiérarchie des besoins de Maslow’ a révolutionné la compréhension de ce qui motive le comportement humain. Selon ce modèle, une fois que nous avons satisfait nos besoins physiques de base, nos aspirations spirituelles s’éveillent, de même que nos ambitions personnelles, notre sens de l’accomplissement et notre besoin de reconnaissance. Mais la façon dont nous recherchons le respect et l’approbation de notre entourage a profondément changé au cours du dernier siècle.
Il était beaucoup plus facile de prendre sa place dans la société à l’époque où les familles vivaient ensemble au fil des générations, où les lieux de travail changeaient rarement, et où les amis le restaient à vie, ce qui n’est plus du tout le cas. Comment recherchons-nous le même type de reconnaissance à une époque où les familles s’éclatent et se recombinent, où les jobs et les collègues changent régulièrement, et où les vies sociales s’écrivent au fil de nos voyages, relocalisations et déménagements dans le monde ? Et ceci dans une société devenue plus compétitive, et donc moins généreuse en matière de reconnaissance, exigeant que nous (re)fassions régulièrement la preuve de nos compétences et talents. Notre soif de reconnaissance demeure, elle est juste de plus en plus difficile à combler.
Qu’elles soient porteuses de bonnes ou de mauvaises nouvelles, nos plates-formes en ligne sont là pour nous aider ! Si l’on a assisté à la croissance exponentielle des médias sociaux ces dernières années, peu ont reconnu “l’élément magique” qui les rend si populaires. Nous savons tous que les communautés se développent si la participation des membres est intrinsèquement virale, qu’elles ne survivent que si elles desservent les intérêts individuels et cumulés de leurs membres. Ce qui est moins évident, c’est que ces intérêts comprennent notre besoin de faire montre et d’exposer notre talent, notre sagesse, nos pensées et nos idées, afin d’en obtenir l’assentiment du groupe.
En fait, les médias sociaux remplissent un besoin inné : être “reconnus”. Manifestement, le nouveau type de reconnaissance est artificiel, et n’a besoin de rien de plus qu’un simple LIKE, SHARE, FOLLOW, COMMENT ou RETWEET. Cependant c’est une pierre d’angle de l’architecture de tous les médias sociaux ayant remporté un succès significatif. Même une communauté dite altruiste, comme Wikipedia, veille à ce que ses membres soient récompensés par une certaine “renommée” pour leurs contributions (cliquez simplement sur le bouton “View History” button d’un article pour voir la contribution exacte de chaque utilisateur).
Cet impératif nous est resté à l’esprit lorsqu’Emakina a conçu Yunomi, un réseau social pour les femmes du Benelux. Ce réseau a remporté un grand succès et est l’une de communautés féminines les plus populaires au Benelux. Si différents éléments ont contribué à la popularité de Yunomi, nous avons assisté à une augmentation significative du trafic dès lors que nos avons lancé le ‘Kudos’, la méthode Yunomi pour approuver la contribution des autres.
On pourrait penser que la reconnaissance numérique est superficielle et même factice… à juste titre. Pourtant, c’est un élément clé dans le développement des plates-formes existantes et futures. Si vous voulez que l’individu lambda s’engage, participe, partage et expose des éléments de sa vie personnelle, ne sous-estimez pas le besoin humain de reconnaissance. Introduire la reconnaissance artificielle dans les réseaux sociaux n’est rien moins qu’un art. Un conseil: envisagez le recrutement d’un psychologue pour participer à l’architecture d’expérience de vos prochains développements de communautés en ligne.
Le Soir d’aujourd’hui est daté de 2137
Posted by Brice Le Blevennec | Filed under General
J’ai participé à la conception de ce numéro spécial daté de dans 125 ans. Courez l’acheter!
Ci-dessous deux articles science-fictionesques que j’ai pondu pour ce numéro. Have fun !
L’église d’Apple investit la Grand-Place
Posted by Brice Le Blevennec | Filed under General
Publié dans Le Soir du 18 Décembre 2012, édition de 2137.
Les religions monothéistes du premier millénaire ne comptant plus qu’une minorité d’adeptes, il est logique que leur symboles soient remplacé par ceux des religions du deuxième millénaires.
Ce lundi matin le Prince du Royaume de Bruxelles a accédé à la requête de l’église évangélique d’Apple et annoncé le remplacement de la crèche de Noël par le garage de Woz et Jobs. Un geste que d’aucun qualifierait d’opportuniste, alors que le Congrès des cultes du deuxième millénaire s’ouvrait cet après midi.
L’exégète Laurent Beguelin Junior nous rappelle : “Les premières prières évangéliques devant les Apple Stores datant du XXème siècle, il est étonnant qu’il ait fallu deux siècles pour que certains symboles désuets soient mis-à-jour. Comment comprendre qu’une majorité de notre population soient tatoués d’une pomme alors que nos églises arborent encore d’étranges croix à la signification incompréhensible ?”
En effet, bien qu’étant originaire des USA, c’est à l’ouest du continent Eurasia que le culte d’Apple compte désormais son plus grand nombre d’évangélistes. L’est du continent étant encore majoritairement dominé par les fidèles de SameSameSung, une religion d’origine coréenne ayant contaminé ses pays voisins au début du 21ème siècle.
Lors du prêche d’ouverture du Congrès, le président de l’église évangélique d’Apple a remercié notre Prince pour sa sagesse et en a profité pour rappeler son souhait de voir subsidié la réfection des Apple Stores du continent, lieu de recueillement pour les fidèles de la sainte dualité des Steves (le prélèvement de la taxe Apple ne le permettant plus). Dans son ode, le premier Ministre du temple de l’ordre du Jedi, culte dominant aux Amériques Sud-Nord, a proposé dans la foulée une alliance inter-religieuse qui se matérialiserait sous la forme d’une édition spéciale des 64 épisodes des œuvres sacrées de George Lucas pour iPad Quantique. Pourquoi une telle générosité?
Luc Marcheur de Ciel, du directorat théologique de l’ULB, nous explique : “La religion de la Force, d’abord dévoilée dans une épopée confidentielle crée sous l’influence secrète des templiers Jedi, s’est considérablement développée au XXIéme siècle grâce à la puissance financière de l’ordre Disney. Le code Jedi Orthodoxe est aujourd’hui imposé dans 97 états d’Amériques et la richesse du temple n’a plus de limite. Le gouvernement des Amériques, historiquement de culture théocratique, est infiltré d’une majorité de chevaliers Jedi issus du clergé. L’hologramme désormais flottant au dessus de tous les bâtiments institutionnels ne laisse aucune équivoque: “Il n’y a pas de chaos, tout n’est qu’harmonie.”. Ayant épuisé leur potentiel de croissance, une alliance avec l’église évangélique d’Apple leur ouvrirait le marché eurasiatique.”
Heureusement nous sommes loin d’une telle absurdité.
Brice Le Blévennec
Des microprocesseurs biologiques incontrôlés dans la nature ?
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Publié dans Le Soir du 18 Décembre 2012, édition de 2137.
Les chercheurs de l’université nationale de ARMtel étudient l’évolution naturelle des microprocesseur biologique.
Les chercheurs de ARMtel démontrent qu’une culture bio des microprocesseur est possible. L’article publié dans Science & Nature de mars 2137 prouve que la reproduction de la séquence d’ADN sacrée du modèle 8, par simple division cellulaire, serait plus rapide et surtout plus économique que le clonage traditionnel. Nous avons pourtant tous en mémoire la destruction de la lune causés par HAL 9, cerveau artificiel du satellite de production nucléaire, dont une simple mutation (due à une onde cosmique) avait affecté l’équilibre émotionnel. Il est donc indispensable que le conseil planétaire d’éthique et technologie se penche sur les risques dramatiques de ces techniques écologiques.
ARMtel envisage même la reproduction autonome de certains génomes, permettant une évolution rapide par mutations naturelles, au risque d’augmenter significativement le taux de déchet. L’auteur de l’article nous dit : “Darwin a prouvé que la sélection naturelle est le moyen le plus performant d’évolution, étant arrivé au terme du processus concernant l’humain, pourquoi ne pas appliquer ces techniques à nos cerveaux artificiels ?”
Nous n’imaginons meme pas les conséquences que pourraient causer une indépendance des plus grandes intelligences de notre planète, si elles échappaient au contrôle de l’homme. Bref cela fait plus d’un siècle que la loi de Moore prédit l’évolution de la puissance de nos ordinateurs cellulaires avec une acuité étonnante. Les techniques de clonage des génomes se sophistiquent chaque années et les biologiciens d’ARM sont désormais capable de stabiliser des cellules éternelles. Pourquoi laisser faire la nature ? Une manifestation globale contre les techniques naturelles est prévue la semaine prochaine dans World of Warcraft Infinitum.
Brice Le Blévennec
What is The Spiral ?
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L’innovation, c’est le message
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Depuis Marshall McLuhan, on sait que le medium, c’est le message. Aujourd’hui, ce paradigme est bouleversé. Internet a donné des outils surpuissant aux citoyens, qui ont pris le pouvoir et pilotent les conversations. Dans ce modèle de communication, l’impact d’un message de marque et sa viralité dépendent de la valeur qu’il crée intrinsèquement dans la vie du consommateur. C’est cette valeur qui est devenue le message.
Pour les annonceurs, l’enjeu désormais est d’accompagner les nouveaux usages de leur cibles, en leur proposant des objets de communication – innovations ou contenus – qui par leur utilité, ou leur richesse émotionelle concrétisent ce supplément de sens que sont censé incarner les marques.
Dans notre nouvel âge digital ou règnent la dématérialisation et l’abondance, une crise économique sans précédent a rendu totalement obsolète l’accumulation de biens comme moteur de l’existence. Les marques ont l’opportunité de proposer des réponses à cette quête de profondeur et de sens, … pour autant qu’elle changent leur méthodes de communication.
Prenez les applications pour tablettes et téléphones portables : les seules applications de marques qui parviennent à se frayer un chemin jusqu’au consommateur sont celles qui lui rendent un véritable service. Comme celle qu’Emakina a développée pour Electrabel et qui permet au client de mesurer sa consommation d’énergie en temps réel, d’éteindre ou allumer par Internet des prises électriques. A la clé : moins de gaspillage d’énergie, moins de pollution et des factures plus légères.
L’agence du futur est l’agence du consommateur. C’est-à-dire l’agence qui comprendra initimement les besoins et aspirations de l’utilisateur et qui aidera l’annonceur à créer les produits et services qui rencontreront ces attentes. “Mais c’est le leitmotiv du marketing depuis vingt ans”, allez-vous me dire, sourire en coin. Bien sûr. Mais les choses ont profondément changé avec l’avènement du numérique.
Autrefois, le marketing “old school” coûtait cher. Réaliser des études de marché demandait des moyens logistiques et financiers considérables. Au bout du compte, certains annonceurs se sont détournés de ces outils, non à cause de leur rentabilité mais en raison de la difficulté à les mettre en oeuvre. Aujourd’hui, le flux d’informations permanent en provenance des réseaux sociaux nous permet de comprendre le consommateur et de dialoguer avec lui comme jamais auparavant. On revient donc aux sources du marketing grâce à la puissance du réseau.
De plus dans notre êre peuplée d’utilisateurs du web et de smartphones, les technologies numériques sont devenue une source inépuisable d’innovations. Qui non seulement rendent service au consommateur, servent les marques mais peuvent offrir de nouvelles sources de revenu aux entreprises. Avez-vous remarqué le nombre de marques dans l’agro-alimentaire qui proposent des “programmes minceur” sur les emballages de leurs produits ? La plupart de ces régimes utilisent le Web pour vous coacher à distance… et monétiser votre désir de minceur, après avoir monétisé vos fringales.
Il y a une différence fondamentale entre les agences de publicité traditionelles, maîtresses de la réclame et les agences “digital natives” : ces dernières sont naturellement équipées pour évoluer dans ce nouvel univers. Depuis toujours, en particulier dans leur missions d’ergonomie, les agences web ont du tenir en compte la perspective de l’utilisateur, parfois au détriment du souhait exprimé par le client. Qui imaginerait, par exemple, de réaliser un site web dont l’architecture de l’information ne correspondrait pas aux besoins de l’internaute et refléterait uniquement le point de vue de l’entreprise? Ce type de démarche a conduit souvent à privilégier l’utilisateur vis-à-vis de l’annonceur, tout en sachant que le retour sur investissement sera, in fine, plus élevé pour ce dernier.
Les méthodologies classiques de la communication doivent évoluer : produit, positionnement, briefing d’une agence et campagne de pub chargée de véhiculer le message vers une audience déterminée… dépassé. Demain les agences devront remonter plus en amont, jusqu’à ausculter l’ADN du produit lui-même pour voir s’il renvoie à de véritables désirs et préoccupations du consommateur. Et si nécessaire, elle devront être le moteur de l’innovation.
La publicité traditionnelle est-elle morte ? Probablement pas. Mais, à côté des “paid media” détenus par des éditeurs et diffuseurs, on verra désormais de plus en plus souvent monter en puissance des plateformes de marques, des services en lignes, et des applications mobiles innovantes qui s’infiltreront dans le quotidien des consommateurs pour en changer le comportement. Votre agence est-elle prête pour ce nouveau défi ? Il n’est pas (encore) trop tard pour se poser la question.
L’état du Web Belge
Posted by Brice Le Blevennec | Filed under Thoughts
Je surfe beaucoup, l’univers digital est ma passion. Ces derniers temps, je suis particulièrement friand d’applications pour nourrir mon insatiable smartphone, mais je passe encore une bonne partie de mes journées irradié par un immense écran à faire de la veille technologique, explorer le Web, dénicher les dernières innovations, renifler les tendances, bref m’inspirer.
Il faut dire que je suis suralimenté en suggestions par mes 350 collègues qui postent quotidiennement des liens sur notre wiki ou les échangent via les différentes listes d’email qui animent nos groupe de travail. Comme je suis trop curieux, je me suis inscrit à tous nos groupes et je ne peux pas résister à explorer le moindre nouveau lien.
C’est très varié: des expériences en ligne, des sites portfolio de créatifs, des applis intégrées à Facebook, des vidéos interactives, des jeux en 3D avec CSS3 ou WebGL ou Flash, des nouveaux frameworks de développement web ou HTML5, de nouveaux réseaux sociaux, des nouveaux services en ligne dont les API nous permettent de faire des tours de magie numériques, etc. Bref chacune de mes journées est riche en trouvailles, j’ai une sacrée chance.
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Comment Apple va révolutionner la télévision
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Depuis trois ans chaque été Apple organise un iTunes Festival à Londres. Cette année Apple a inauguré discrètement une petite … révolution. Pour les européens qui ne pouvent prendre l’Eurostar chaque jour, Apple a mis à disposition “iTunes Live” sur l’App Store, une petite application pour iPhone, iPod ou iPad reprenant l’agenda des concerts quotidiens avec une nouvelle fonction incroyable — et pas seulement en raison de la qualité des artistes, Paul Simon, ColdPlay, Moby, Linkin Park, … en effet cette saison tous les concerts étaient regardables en direct via un “stream” sur votre iPhone ou votre iPad dans une qualité “broadcast”, gratuitement.
La fin de la parenthèse digitale enchantée
Posted by Brice Le Blevennec | Filed under General

Le film francais "La Parenthèse Enchantée", de Michel Spinosa, avec Vincent Elbaz, Karin Viard, Eric Caravaca.
Avez-vous déjà entendu parler de la parenthèse enchantée ? Cette expression désigne la période qui s’est ouverte avec l’invention de la pilule contraceptive et qui a vu la révolution sexuelle transformer la société. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les femmes devenaient maîtresses de leur corps et pouvaient choisir d’avoir des enfants ou non. Synonyme d’émancipation féminine, ce changement a bouleversé le rapport au couple, aux mœurs, au travail, dans un contexte de croissance économique ininterrompue. Ensuite, l’apparition du Sida dans les années 80 et la montée du chômage ont sonné le glas de cette période d’insouciance que les « soixantehuitards » se rappellent avec nostalgie. Sur Internet, une sorte de parenthèse enchantée est également en train de se refermer.
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Breakfast with a stunning view
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Télévision 2.0
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La télévision connectée est la prochaine grande bataille qui agite déjà tous les esprits. Annoncée depuis une quinzaine d’années, la fameuse convergence entre télévision en Internet est en train de devenir une réalité. D’ici les fêtes de fin d’année, les grands fabricants de télévision (Sony, LG, Samsung…) s’apprêtent à inonder le marché en appareils reliés en permanence au réseau. De leur côté, les opérateurs télécoms préparent eux aussi cette fusion entre les deux médias. Lorsque vous lirez cette tribune, Mobistar aura probablement lancé sa plate-forme proche de l’AppStore d’Apple qui ajoute des fonctionnalités telles que Facebook, Twitter ou Flickr au guide des programmes électroniques. Enfin, les acteurs du jeu vidéo comme Microsoft et Sony n’ont jamais caché leurs velléités de faire de leurs consoles respectives le centre privilégié de l’ensemble des loisirs numériques.
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8 cool iPod nano Watchband
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http://lunatik.com/ (my favorite, just ordered one tonight – Kickstarter funded)
http://iwatchz.com/ (my second choice)
http://ilovehandles.net/ (simple and cheap)
http://quadmountain.com/ (another Kickstarter funded, still not available to order)
http://www.thinkgeek.com/gadgets/watches/e680/ (the only nano wristband that double as a beer opener)
http://www.myincipio.com/nano-6g-ngp.asp (rugged but ugly and impractical)
http://www.shophex.com/product/HEX (lot’s of colors but ugly design)
http://www.griffintechnology.com/products/slap/ (bought this one as it was the only model available at Brussels’ FNAC – you have to extract the nano every time you want to connect it to reload the battery)
Getyoo et PingPing lancent aujourd’hui une solution associant micropaiement et sélection de médias numériques au moyen d’un simple autocollant intelligent NFC
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Getyoo, une société offrant des solutions permettant de récupérer des médias numériques par le biais de cartes intelligentes sans contact, annonce un partenariat avec PingPing, le service de paiements mobiles de Belgacom. Cette décision de fusionner les deux services en un seul support s’appuyant sur la technologie NFC devra permettre aux deux sociétés d’atteindre rapidement de nouveaux segments de marché.
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Le nouvel opium du peuple
Posted by Brice Le Blevennec | Filed under General, Thoughts
Le besoin de croire est constituant de l’homme. La fin du siècle passé a vu s’effondrer la crédibilité de bien des fariboles, du communisme aux cultes monothéistes. Alors que le consumérisme et la rationalité triomphent, les nouvelles technologies nous aident à épancher notre soif d’absolu et de foi dans une vie meilleure. Seraient-elles une nouvelle forme de spiritualité ?
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Le temps des super héros
Posted by Brice Le Blevennec | Filed under General, Thoughts
Bienvenue dans une nouvelle ère, l’ère digitale. Je suis en effet intimement persuadé qu’avec le recul de quelques décennies nous réaliserons bientôt qu’à l’aube de ce troisième millénaire, nous sommes entrés dans un nouvel age, où le numérique a bouleversé de nombreuses règles du jeu. Un nouveau monde peuplé de super héros, les Digital Natives.
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La course au bureau virtuel
Posted by Brice Le Blevennec | Filed under General, Thoughts
Dépassé, l’e-mail ? Avec la montée en puissance des réseaux sociaux qui veulent, à l’image de Facebook, devenir les systèmes d’exploitation du web, on serait tenté de le croire. Pourtant, le courrier électronique continue de rencontrer les suffrages des internautes. Une récente étude de Microsoft pointait ainsi récemment que l’e-mail reste un canal privilégié lorsqu’il s’agit d’envoyer une missive avec un caractère officiel, alors que les réseaux sociaux demeurent des plates-formes réservées avant tout aux loisirs et à la vie privée. De fait, la même enquête relevait que les utilisateurs ont seulement 50% de contacts communs à leur compte de messagerie et à celui sur les réseaux sociaux.
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The Digital Agencies of the Future!
Posted by Brice Le Blevennec | Filed under Thoughts
The others Digital Agencies of the Future ! iPhone screen grabs taken betweem 7/2/2010 and now by Narrowdesign.com.
Big Bang Big Boom
Posted by Brice Le Blevennec | Filed under General
“an unscientific point of view on the beginning and evolution of life … and how it could probably end”
BIG BAG BIG BOOM – the new wall-painted animation by BLU from blu on Vimeo.
Direction and animation by BLU, Production and distribution by ARTSH.it, Sountrack by ANDREA MARTIGNONI.
La Sainte-Trinité d’Internet
Posted by Brice Le Blevennec | Filed under General, Thoughts
Microsoft a dominé les années 90 avec son système d’exploitation Windows. Google et son moteur de recherche ultra-performant ont été les icônes des années 2000. La prochaine décennie sera probablement celle d’un ménage à trois. Si Google devrait continuer d’occuper le devant de la scène, deux autres protagonistes lui disputent désormais son hégémonie : Apple et Facebook. Trois acteurs pour une même ambition : devenir la plate-forme incontournable pour accéder aux contenus et service d’Internet.
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In the french speaking part of Belgium everyone knows that Brice Le Blévennec is a complete nerd. For about 9 years he hosted CyberCafe, a cult radio and TV show about technologies ranging from the Internet to video games, from electronic gadgets to music, from geek art to hollywood blockbusters...