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	<title>Brice</title>
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	<description>&#34;To accomplish great things, we must not only act, but also dream; not only plan, but also believe.&#34; -- Anatole France</description>
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		<title>L&#8217;état du Web Belge</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 16:24:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thoughts]]></category>

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		<description><![CDATA[Je surfe beaucoup, l&#8217;univers digital est ma passion. Ces derniers temps, je suis particulièrement friand d&#8217;applications pour nourrir mon insatiable smartphone, mais je passe encore une bonne partie de mes journées irradié par un immense écran à faire de la veille technologique, explorer le Web, dénicher les dernières innovations, renifler les tendances, bref m&#8217;inspirer. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je surfe beaucoup, l&#8217;univers digital est ma passion. Ces derniers temps, je suis particulièrement friand d&#8217;applications pour nourrir mon insatiable smartphone, mais je passe encore une bonne partie de mes journées irradié par un immense écran à faire de la veille technologique, explorer le Web, dénicher les dernières innovations, renifler les tendances, bref m&#8217;inspirer.</p>
<p>Il faut dire que je suis suralimenté en suggestions par mes 350 collègues qui postent quotidiennement des liens sur notre wiki ou les échangent via les différentes listes d&#8217;email qui animent nos groupe de travail. Comme je suis trop curieux, je me suis inscrit à tous nos groupes et je ne peux pas résister à explorer le moindre nouveau lien.<br />
C&#8217;est très varié: des expériences en ligne, des sites portfolio de créatifs, des applis intégrées à Facebook, des vidéos interactives, des jeux en 3D avec CSS3 ou WebGL ou Flash, des nouveaux frameworks de développement web ou HTML5, de nouveaux réseaux sociaux, des nouveaux services en ligne dont les API nous permettent de faire des tours de magie numériques, etc. Bref chacune de mes journées est riche en trouvailles, j&#8217;ai une sacrée chance.</p>
<p>Pourtant, lorsque je scanne notre wiki, je remarque une singularité: il n&#8217;y a quasi aucun lien un tantinet excitant de projet belge. Le Web belge reste désespérément ennuyeux. Peu de projets innovants. Peu de sites d&#8217;e-commerce. De rares mini-sites à l&#8217;expérience originale. Pas de Web service, ni d&#8217;API intéressante&#8230; Bref, il ne se passe pas grand-chose sur le Web de notre Royaume.</p>
<p>Cela dit, nos créatif sont réputés dans le monde publicitaire, nos ingénieurs dans le secteur des technologie de l&#8217;information et de la communication. Comment expliquer une telle pauvreté? En fait, la Belgique est victime de sa taille, de la fragmentation linguistique et culturelle de sa population et des prix élevé des abonnement de l&#8217;internet fixe et mobile. Un peu comme la Suisse ou le Luxembourg. La plupart des sites doivent être disponibles en français, néerlandais, souvent anglais parfois même en allemand.</p>
<p>Ceci complique la création et la mise à jour des sites. Les CMS doivent être configurés avec des workflows qui tiennent compte de la disponibilité des traductions de contenu, ce qui souvent augmente les couts d&#8217;implémentation, ralenti les mises à jour.<br />
Cette fragmentation des audiences impacte particulièrement les projets basé sur des communautés comme les réseaux et média sociaux dès lors qu&#8217;ils génèrent du contenu écrit contribué par les utilisateurs.<br />
Cela augmente les coûts de gestion et de modération de ces communautés. Très peu de projets de communauté ont atteint une taille nationale, ou alors en ayant balkanisé leur audiences par langue, comme Netlog.</p>
<p>La petite taille de nos audiences freine les investissements à risque. Pour être rentable, un investissement en conception et développement doit être rentabilisé sur une audience, un marché. En Belgique francophone par exemple, pour obtenir le même ROI sur un projet, les ratios de pénétration doivent être 10 fois supérieur à un projet déployé en France.<br />
Imaginons un même projet à traction équivalente, un service en ligne capturant 1% de l&#8217;audience internet. En France, cela pourrait être un énorme succès et générer suffisamment de moyens financiers pour que la start-up puisse se développer. Avec le même 1% d&#8217;adoption, en Belgique, cela ne couvrirait même pas les frais de développement, le projet pourrait capoter. Ceci explique peut-être une certaine frilosité des ventures capitalists dans notre pays, qui ont plutôt tendance à miser sur des projet se calquant sur des projets ayant déjà démontré leur business model à l&#8217;étranger, plutôt que sur de réelles innovations.</p>
<p>Enfin, le coût élevé des abonnements internet, en particulier des abonnements de l&#8217;internet mobile, et &#8211; bien que la loi le permette &#8211; le fait que les opérateurs mobiles semblent être tous curieusement d&#8217;accord pour ne pas subsidier les terminaux concourent à freiner l&#8217;adoption de l&#8217;internet et son usage fréquent.</p>
<p>Bref, si vous êtes un Web entrepreneur, pensez dès l&#8217;initiation de votre projet à attaquer un marché hors de la Belgique.</p>
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		<title>Comment Apple va révolutionner la télévision</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Oct 2011 11:06:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thoughts]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis trois ans chaque été Apple organise un iTunes Festival à Londres. Cette année Apple a inauguré discrètement une petite … révolution. Pour les européens qui ne pouvent prendre l’Eurostar chaque jour, Apple a mis à disposition “iTunes Live” sur l’App Store, une petite application pour iPhone, iPod ou iPad reprenant l’agenda des concerts quotidiens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis trois ans chaque été Apple organise un <a href="http://www.itunesfestival.com/">iTunes Festival</a> à Londres. Cette année Apple a inauguré discrètement une petite … révolution. Pour les européens qui ne pouvent prendre l’Eurostar chaque jour, Apple a mis à disposition “iTunes Live” sur l’App Store, une petite application pour iPhone, iPod ou iPad reprenant l’agenda des concerts quotidiens avec une nouvelle fonction incroyable — et pas seulement en raison de la qualité des artistes, Paul Simon, ColdPlay, Moby, Linkin Park, &#8230; en effet cette saison tous les concerts étaient regardables en direct via un “stream” sur votre iPhone ou votre iPad dans une qualité “broadcast”, gratuitement. </p>
<p><a href="http://www.engadget.com/2010/08/11/upcoming-apple-tv-loses-1080p-playback-gains-apps/"><img src="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/10/appletvnew3.jpg" alt="Apple TV 2 mockup (source Engadget)" title="Apple TV 2 mockup (source Engadget)" width="500" height="380" class="size-full wp-image-2452" /></a></p>
<p>Plus intéressant, si vous disposez d’un <a href="http://www.apple.com/appletv/">Apple TV 2</a> connecté à votre télévision, la fonction AirPlay semble y basculer ce flux dans une qualité haute définition extraordinaire. En réalité une petite expérience m’a fait découvrir que l’Apple TV 2 diffuse le streaming depuis sa source, sans plus passer par l’intermédiaire de votre iPhone ou iPad, au contraire des autres format transmis via Airplay. La preuve : éteignez votre iPhone ou iPad, le flux continuera sans la moindre interruption sur votre télévision. L’Apple TV 2 contient donc un client de streaming auquel on peut transmettre tout stream en cours sur votre iPhone ou iPad.</p>
<p>Et il s’agit plus que d’un détail technologique. Avec cette expérience grandeur nature, Apple a démontré que son <a href="http://tech.fortune.cnn.com/2011/06/01/apples-new-data-center-is-visible-at-last-from-space/">infrastructure</a> est désormais capable de diffuser des images hautes définition, en direct, à grande échelle, et plus seulement en différé. Apple distribuait déjà des émission de télévision en catch-up (via les podcast), des séries (vendue 2$ l’épisode), des films (en location ou achat, SD ou HD). Il restait aux broadcasters l’avantage de pouvoir diffuser à grande échelle des images en direct, lors de grand évènements sportifs (jeux olympiques, foot, …), culturels (Eurovision, télé-réalité, …), ou de grands rendez-vous d’information (élections, cataclysmes, …). Désormais ce dernier bastion est tombé. Toutes les pièces du puzzle sont disponibles à Cupertino pour attaquer massivement l’industrie de la télévision. Alors qu’il possède déjà la plate-forme de distribution de contenu (iTunes) et les terminaux (iPad, iPhone etc.), Apple s’apprête à déployer son nuage (iCloud) qui rend possible à grande échelle le “streaming” multi-écrans. </p>
<p>Depuis toujours, les chaînes de télévision ont construit leur modèle économique sur deux piliers. Le premier est la publicité. Une maison de production vend à un diffuseur un contenu audiovisuel (jeux, divertissements, événements sportifs etc.). La chaîne va ensuite monétiser l’audience via une régie, qui proposera des espaces publicitaires à une agence média, laquelle représente les intérêts d’un annonceur. La deuxième source de revenus est la vente du signal : aujourd’hui, des plates-formes numériques comme Telenet, Voo ou Belgacom TV paient les chaînes pour que celles-ci acceptent de figurer sur leurs bouquets. Les grands perdants de ce système sont les producteurs de contenu. Puisque la vente de programmes aux opérateurs audiovisuels constitue leur unique vecteur de recettes, les maisons de production sont en position défavorable face aux chaînes. Surtout, elles ne touchent aucun profit de l’exploitation de leurs oeuvres, qu’il s’agisse de la publicité ou de la rémunération des acteurs des télécoms. Grâce à Apple, les producteurs jouissent d’une occasion historique de revaloriser leur rôle et leurs produits. </p>
<p><a href="http://articles.businessinsider.com/2011-03-09/tech/30032181_1_boxee-roku-mlb-tv"><img src="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/10/apple_tv_mlb_app-300x207.jpg" alt="Apple TV 2 MLB App" title="Apple TV 2 MLB App" width="500" height="345" class="size-medium wp-image-2451" /></a></p>
<p>Comme il l’a fait pour la musique, Apple a le pouvoir de bouleverser l’industrie télévisuelle. A travers un AppStore pour Apple TV 2, les créateurs de contenu pourraient éviter tout le circuit traditionnel et toucher directement le téléspectateur. Imaginez, par exemple, que l’Uefa puisse proposer les matchs de la Champions League sur votre petit écran sans l’intermédiaire des chaînes, avec la possibilité de chatter entre suporters. Ce changement marquerait un bouleversement complet qui redistribuerait considérablement les cartes entre les protagonistes. D’autant qu’Apple possède son magasin d’applications, mais aussi <a href="http://advertising.apple.com/">sa propre régie publicitaire</a>, iAd, qui permettra de s’adresser au consommateur de façon plus intelligente et plus ciblée que les spots TV de 30 secondes qu’on diffuse massivement à longueur de journée.</p>
<p>Un nouvel écosystème est donc en gésine, prêt à être activé et déployé à la surface du globe. Reste plus qu’à attendre l’arrivée d’un <a href="http://www.businessinsider.com/apple-tv-app-store-2010-12">AppStore pour Apple TV 2</a>, probablement dans le courant de l’année prochaine. On parie?</p>
<p>MISE A JOUR : John Gruber semble d&#8217;accord aver moi : <a href="http://daringfireball.net/2011/10/apps_are_the_new_channels" title="Apps Are the New Channels" target="_blank">Apps Are the New Channels</a></p>
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		<title>La fin de la parenthèse digitale enchantée</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 14:12:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avez-vous déjà entendu parler de la parenthèse enchantée ? Cette expression désigne la période qui s&#8217;est ouverte avec l&#8217;invention de la pilule contraceptive et qui a vu la révolution sexuelle transformer la société. Pour la première fois dans l&#8217;histoire de l&#8217;humanité, les femmes devenaient maîtresses de leur corps et pouvaient choisir d&#8217;avoir des enfants ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_2413" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><a href="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/04/laparentheseenchantee.jpg"><img src="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/04/laparentheseenchantee.jpg" alt="La Parenthese Enchantee" title="laparentheseenchantee" width="550" height="382" class="size-full wp-image-2413" /></a><p class="wp-caption-text">Le film francais &quot;La Parenthèse Enchantée&quot;, de Michel Spinosa, avec Vincent Elbaz, Karin Viard, Eric Caravaca. </p></div><br />
Avez-vous déjà entendu parler de la parenthèse enchantée ? Cette expression désigne la période qui s&#8217;est ouverte avec l&#8217;invention de la pilule contraceptive et qui a vu la révolution sexuelle transformer la société. Pour la première fois dans l&#8217;histoire de l&#8217;humanité, les femmes devenaient maîtresses de leur corps et pouvaient choisir d&#8217;avoir des enfants ou non. Synonyme d&#8217;émancipation féminine, ce changement a bouleversé le rapport au couple, aux mœurs, au travail, dans un contexte de croissance économique ininterrompue. Ensuite, l&#8217;apparition du Sida dans les années 80 et la montée du chômage ont sonné le glas de cette période d&#8217;insouciance que les « soixantehuitards » se rappellent avec nostalgie. Sur Internet, une sorte de parenthèse enchantée est également en train de se refermer.<br />
<span id="more-2409"></span><br />
Historiquement, tout a commencé dans les années 80 avec les balbutiements de l&#8217;informatique d&#8217;entreprise, portée principalement par IBM. On assiste aussi aux premiers pas d&#8217;Apple, qui invente la micro-informatique, et de Microsoft, à l&#8217;origine du DOS qui équipera les premiers ordinateurs personnels. Pour sa part, l&#8217;internet reste confiné à des applications militaires et à la recherche scientifique. </p>
<p>Dans les années 90, l&#8217;informatique commence à s&#8217;introduire dans la vie des consommateurs. Auparavant centralisée par des « mainframes », elle devient distribuée à travers le « micro-ordinateur personnel ». IBM se retrouve supplanté par Microsoft qui équipe chaque ordinateur ou presque de son système d&#8217;exploitation Windows. Mais l&#8217;industrie logicielle demande encore de lourds investissements que seuls quelques privilégiés peuvent consentir. De son côté, l&#8217;Internet demeure une affaire d&#8217;initiés, même s&#8217;il y la naissance de Netscape et du web, de même que l&#8217;arrivée des premiers assistants personnels comme le Newton et les Palm.   </p>
<p>La décennie suivante sera celle du web. Google détrône Microsoft (dont le navigateur gratuit Internet Explorer domine pourtant le marché) et une parenthèse numérique enchantée se déploie : le web est basé sur des fondations abordables, des technologies simples à mettre en œuvre. Il s&#8217;agit d&#8217;une contrée vierge, d&#8217;un nouveau territoire sans barrière à l&#8217;entrée. Tout le monde ou presque peut créer son petit site ou lancer son service, ce qui provoque une frénésie de start-ups, avec Facebook comme succès le plus retentissant. Apple renaît progressivement de ses cendres, bien que la société de Steve Jobs n&#8217;ait pas brillé par des services en ligne spécialement disruptifs (iTools, Dot Mac, MobileMe…) durant cette période. L&#8217;explosion de la bulle des « dotcom », puis les attentats du 11 septembre 2001, ont ralenti cet engouement mais, en définitive, on a vu un formidable élan de créativité quel seul un système anarchique et décentralisé comme l&#8217;Internet pouvait engendrer.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, le paysage s&#8217;est encore modifié. Les années 2010 seront probablement celles du mobile, des Smartphones ets de la connexion permanente. Le Net est désormais balisé par des géants qui fixent leurs propres règles et imposent leurs contraintes. Google et ses multiples services règnent en maîtres sur le web. Si on veut exister sur le réseau, il faut tenir compte des algorithmes de ce moteur de recherche et de sa façon de hiérarchiser l&#8217;information. Pour sa part, Facebook est devenu le lieu de la vie quotidienne qui nourrit les relations sociales entre individus. Tout y est permis… tant que votre comportement respecte les conditions générales d&#8217;utilisation. L&#8217;anonymat y est banni. Enfin, Apple, revenu brillamment au premier plan, a développé un écosystème qui fonctionne en vase clos et qui oblige à passer sous les fourches caudines de la société lorsqu&#8217;on veut publier application ou un podcast sur l&#8217;AppStore ou sur iTunes. Bref, l&#8217;aspiration libertaire des premières heures cède le pas à un environnement plus formaté et plus prévisible, car plus codifié. C&#8217;est peut-être le prix à payer pour que les entreprises embrassent réellement les médias interactifs et rendent ainsi pérenne l&#8217;économie de l&#8217;Internet.</p>
<p>Bien sûr, il y aura toujours de la place pour les bricoleurs géniaux, pour les idées innovantes et pour les créateurs de startup qui ont foi en leur produit. Mais il y a fort à parier que les jeunes pousses prometteuses devront davantage se mettre dans la roue de grands acteurs pour accomplir leur ambition. Les dernières startups à succès soulignent cette tendance. Zynga ? Pur produit de l&#8217;écosystème de Facebook. Playfish ? Idem. Angry Birds ? Créature de l&#8217;AppStore. YouTube ? Rapidement tombé dans l&#8217;escarcelle de Google. Un moment particulier dans l&#8217;histoire des nouvelles technologies est donc en train de s&#8217;achever. Pour le meilleur ou pour le pire ? Réponse dans dix ans…</p>
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		<title>Breakfast with a stunning view</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 09:08:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Breakfast with a stunning view, originally uploaded by brice21.]]></description>
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<br />
	<span class="flickr-caption"><a href="http://www.flickr.com/photos/brice21/5814008075/">Breakfast with a stunning view</a>, originally uploaded by <a href="http://www.flickr.com/photos/brice21/">brice21</a>.</span>
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		<title>Télévision 2.0</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 15:23:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La télévision connectée est la prochaine grande bataille qui agite déjà tous les esprits. Annoncée depuis une quinzaine d’années, la fameuse convergence entre télévision en Internet est en train de devenir une réalité. D’ici les fêtes de fin d’année, les grands fabricants de télévision (Sony, LG, Samsung…) s’apprêtent à inonder le marché en appareils reliés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_2419" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><a href="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/04/SocialTV.jpg"><img src="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/04/SocialTV.jpg" alt="Social TV" title="SocialTV" width="550" height="489" class="size-full wp-image-2419" /></a><p class="wp-caption-text">Social TV</p></div><br />
La télévision connectée est la prochaine grande bataille qui agite déjà tous les esprits. Annoncée depuis une quinzaine d’années, la fameuse convergence entre télévision en Internet est en train de devenir une réalité. D’ici les fêtes de fin d’année, les grands fabricants de télévision (Sony, LG, Samsung…) s’apprêtent à inonder le marché en appareils reliés en permanence au réseau. De leur côté, les opérateurs télécoms préparent eux aussi cette fusion entre les deux médias. Lorsque vous lirez cette tribune, Mobistar aura probablement lancé <a href="https://tv.mobistar.be/fr">sa plate-forme</a> proche de l’AppStore d’Apple qui ajoute des fonctionnalités telles que Facebook, Twitter ou Flickr au guide des programmes électroniques. Enfin, les acteurs du jeu vidéo comme <a href="http://uk.reuters.com/article/2009/06/29/idUKN2939409320090629">Microsoft</a> et Sony <a href="http://uk.playstation.com/playtv/">n’ont jamais caché</a> leurs velléités de faire de leurs consoles respectives le centre privilégié de l’ensemble des loisirs numériques.<br />
<span id="more-2398"></span><br />
Toujours en ligne, la télévision de demain sera égalemnt mobile. Smartphones, tablettes, laptops : les images commencent à circuler sur tous les écrans, ce qui va profondément transformer notre façon de consommer la télévision. Telenet a lancé <a href="http://yelo.yelo.be">Yelo</a>, application qui permet de regarder (en wifi) une sélection de chaînes sur votre iPad. Même mouvement chez Mobistar où les clients 3G ont accès à un bouquet de diffuseurs via une <a href="http://www.mobistar.be/fr/offre/info/mobile-tv">application iPad/iPhone</a>. De son côté, Belgacom annonce lui aussi son arrivée sur le mobile d’ici la fin juin. Bref, bienvenue dans la télévision « AnyWhere, AnyTime, AnyDevice », affranchie du salon et du cérémonial dicté par la grille des programmes TV. Un concept que nous avions expérimenté dès 2006 chez Emakina avec <a href="http://www.emakina.com/work/projects/projectdetail.cfm?projectId=136">VW EscapeTV</a>, la première émission TV qui pouvait se regarder en téléchargement sur n’importe quel appareil mobile. </p>
<p>Des startups américaines voient cependant déjà plus loin et veulent profiter du mobile pour combiner la puissance de la télévision à celle des réseaux sociaux. Elles se nomment <a href="http://www.intonow.com">IntoNow</a>, <a href="http://www.yap.tv">Yap.tv</a>, <a href="http://www.gomiso.com">Miso</a>, <a href="http://www.playphilo.com">Philo</a>, <a href="http://getglue.com">GetGlue</a>… Certaines ont déjà été rachetées par de grands « networks » américains ou bénéficient du soutien de géants de l’Internet (Miso est par exemple financé par <a href="http://www.google.com/ventures/">Google Ventures</a>). Plus près de nous, l’application <a href="http://www.wizzchat.net">WizzChat</a> pour iPhone vise les chaînes européennes et permet d’indiquer le programme TV que vous regardez, partager cette information sur Facebook et chatter en direct avec d’autres utilisateurs. </p>
<p>Les prémices de cette tendance sont apparus en 2008 lors des élections américaines. Pour la première fois, les débats télévisés ne se sont plus arrêtés à la fin de l’émission et se sont prolongés sur les réseaux sociaux, ceux-ci devenant les réceptacles naturels des commentaires et discussions entre téléspectateurs. Le mobile accélère cette mutation : selon une étude de Nielsen et Yahoo! réalisée l’an dernier, 86% des utilisateurs de l’Internet mobile se servent de leur terminal pour parler en direct d’une émission lorsqu’ils la regardent sur leurs petites lucarnes.</p>
<p>Connectée, mobile et sociale : tels seront les trois attributs de la télévision du futur. Pour les annonceurs, la conséquence de ces multiples transformations est que l’attention du consommateur sera plus fragmentée que jamais. A côté du spot télé de 30 secondes, il faudra désormais être présent simultanément sur les grandes plates-formes sociales si on désire activer sa marque en couvrant l’ensemble de son groupe-cible. Pour les diffuseurs, cette « télévision 2.0 » sera également riche de changement. Quel que soit le « format » télévisuel, celui-ci devra se concevoir comme une conversation permanente avec l’audience où les deux médias s’enrichiront mutuellement de ces interactions. Même si elle est d’une crétinerie abyssale, « <a href="www.tf1.fr/carre-viiip/">Carré Viiip</a> », la nouvelle émission de télé-réalité de TF1, constitue une belle illustration de cette coagulation entre deux médias : quand l’émission s’achève, les réseaux sociaux prennent le relais et servent à générer du contenu qui fera partie intégrante de la suite du jeu. </p>
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		<title>8 cool iPod nano Watchband</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Feb 2011 22:21:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[http://lunatik.com/ (my favorite, just ordered one tonight &#8211; Kickstarter funded) http://iwatchz.com/ (my second choice) http://ilovehandles.net/ (simple and cheap) http://quadmountain.com/ (another Kickstarter funded, still not available to order) http://www.thinkgeek.com/gadgets/watches/e680/ (the only nano wristband that double as a beer opener) http://www.myincipio.com/nano-6g-ngp.asp (rugged but ugly and impractical) http://www.shophex.com/product/HEX (lot&#8217;s of colors but ugly design) http://www.griffintechnology.com/products/slap/ (bought this one [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2394" class="wp-caption aligncenter" style="width: 535px"><a href="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/02/tiktok_lunatik_multi_touch_watch_kits_scott_wilson-thumb-525xauto-19255.jpg"><img src="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/02/tiktok_lunatik_multi_touch_watch_kits_scott_wilson-thumb-525xauto-19255.jpg" alt="tiktok_lunatik" title="tiktok_lunatik" width="525" height="395" class="size-full wp-image-2394" /></a><p class="wp-caption-text">TikTok Lunatik</p></div>
<p><a href="http://lunatik.com/">http://lunatik.com/</a> (my favorite, just ordered one tonight &#8211; Kickstarter funded)</p>
<p><a href="http://iwatchz.com/">http://iwatchz.com/</a> (my second choice)</p>
<p><a href="http://ilovehandles.net/">http://ilovehandles.net/</a> (simple and cheap)</p>
<p><a href="http://quadmountain.com/">http://quadmountain.com/</a> (another Kickstarter funded, still not available to order)</p>
<p><a href="http://www.thinkgeek.com/gadgets/watches/e680/">http://www.thinkgeek.com/gadgets/watches/e680/</a> (the only nano wristband that double as a beer opener)</p>
<p><a href="http://www.myincipio.com/nano-6g-ngp.asp">http://www.myincipio.com/nano-6g-ngp.asp</a> (rugged but ugly and impractical)</p>
<p><a href="http://www.shophex.com/product/HEX">http://www.shophex.com/product/HEX</a> (lot&#8217;s of colors but ugly design)</p>
<p><a href="http://www.griffintechnology.com/products/slap/">http://www.griffintechnology.com/products/slap/</a> (bought this one as it was the only model available at Brussels&#8217; FNAC &#8211; you have to extract the nano every time you want to connect it to reload the battery)</p>
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		<title>Getyoo et PingPing lancent aujourd&#8217;hui une solution associant micropaiement et sélection de médias numériques au moyen d&#8217;un simple autocollant intelligent NFC</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Jan 2011 16:43:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Getyoo, une société offrant des solutions permettant de récupérer des médias numériques par le biais de cartes intelligentes sans contact, annonce un partenariat avec PingPing, le service de paiements mobiles de Belgacom. Cette décision de fusionner les deux services en un seul support s&#8217;appuyant sur la technologie NFC devra permettre aux deux sociétés d&#8217;atteindre rapidement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/01/Scan.png"><img src="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/01/Scan-150x150.png" alt="Scan PingPing" title="Scan" width="150" height="150" align="left" class="alignleft size-thumbnail wp-image-2371" /></a><a href="http://getyoo.com">Getyoo</a>, une société offrant des solutions permettant de récupérer des médias numériques par le biais de cartes intelligentes sans contact, annonce un partenariat avec <a href="http://www.pingping.be">PingPing</a>, le service de paiements mobiles de Belgacom. Cette décision de fusionner les deux services en un seul support s&#8217;appuyant sur la technologie NFC devra permettre aux deux sociétés d&#8217;atteindre rapidement de nouveaux segments de marché.<br />
<span id="more-2369"></span><br />
Concrètement, les tags PingPing, ces autocollants ou cartes intelligentes NFC (Near Field Communication) permettant de payer des achats de produits et de services, serviront dorénavant aussi à rassembler des médias numériques via Getyoo. Cette offre conjointe permettra de cibler à la fois le secteur événementiel (activité principale de Getyoo) et celui de la distribution.</p>
<p>« Nous avons immédiatement perçu une corrélation évidente entre nos services », déclare Stijn Vander Plaetse, Vice President de Belgacom Innovation. « Nos clients qui utilisent un tag PingPing pour payer aux caisses peuvent bénéficier d&#8217;avantages supplémentaires, tels que la possibilité de sélectionner des recettes dans une allée de supermarché à l&#8217;aide de ce même tag. » « De même », ajoute Alexis Tinel, administrateur délégué de Getyoo, « en plus de pouvoir sélectionner des catalogues ou médias numériques aux stands de foires commerciales, un visiteur sera en mesure d&#8217;acheter une cannette de Coca-Cola avec le même tag. »<br />
<a href="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/01/Getyoo_wall.jpg"><img src="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/01/Getyoo_wall-300x219.jpg" alt="Getyoo Wall" title="Getyoo_wall" width="300" height="219" class="aligncenter size-medium wp-image-2372" /></a><br />
Cette collaboration entre une start-up belge innovante et le Groupe Belgacom est une illustration parfaite du programme Business Accelerator de Belgacom. Ce programme a pour but de créer un cadre de collaboration ouvert avec d&#8217;autres partenaires afin de permettre à ces derniers d&#8217;exploiter les atouts du Groupe Belgacom, en l&#8217;occurrence les solutions NFC PingPing, et d&#8217;accélérer leur croissance dans le cadre d&#8217;une approche gagnant-gagnant.</p>
<p>Getyoo et PingPing ont signé leur accord de partenariat en septembre 2010. Le produit est à présent terminé et prêt à être commercialisé. Bien que destiné dans un premier temps à des acteurs très ciblés, il est appelé à se populariser à court terme. Ainsi, l&#8217;arrivée de nouveaux smartphones et de GSM avec technologie NFC embarquée permettra une diffusion rapide des solutions NFC au cours des prochains mois.</p>
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		<title>Le nouvel opium du peuple</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 15:15:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le besoin de croire est constituant de l’homme. La fin du siècle passé a vu s’effondrer la crédibilité de bien des fariboles, du communisme aux cultes monothéistes. Alors que le consumérisme et la rationalité triomphent, les nouvelles technologies nous aident à épancher notre soif d’absolu et de foi dans une vie meilleure. Seraient-elles une nouvelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le besoin de croire est constituant de l’homme. La fin du siècle passé a vu s’effondrer la crédibilité de bien des fariboles, du communisme aux cultes monothéistes. Alors que le consumérisme et la rationalité triomphent, les nouvelles technologies nous aident à épancher notre soif d’absolu et de foi dans une vie meilleure. Seraient-elles une nouvelle forme de spiritualité ?<br />
<span id="more-2345"></span><br />
Les églises se vident davantage chaque dimanche, alors que les « keynotes » des gourous de la technologie sont devenues des grands-messes que suivent avec dévotion des milliers de geeks passionnés. Le parallèle peut choquer à première vue mais il prend corps lorsqu’on regarde de près la gestuelle et le discours des géants de la technologie.</p>
<p>Ainsi, Microsoft, Apple, Google et GNU Linux sont quatre obédiences qui possèdent chacune leurs cohortes de fidèles et leurs « évangélistes » chargés de répandre la bonne parole. Dans le cas d’Apple et GNU Linux, les évangélistes sont les utilisateurs eux-mêmes qui, remplis d’amour pour leur système fétiche, tel des témoins de Jéhovah, s’emploient à recruter de nouveaux convertis (les fameux « switchers »).</p>
<p>Chaque culte a son « mantra », son dogme qui le distingue des autres. Microsoft érige les développeurs en héros. Google est l’apôtre du web et des standards. GNU Linux prêche les logiciels libres et ouverts. Apple a choisi l’expérience utilisateur comme valeur suprême. Pour en bénéficier pleinement, il faut d’ailleurs renoncer aux bienfaits des autres croyances et consentir une adhésion totale aux table(tte)s de la Loi venues de Cupertino.</p>
<p>Chaque église est animée par un messie. Chez Apple, le prophète se nomme Steve Jobs. Récemment sauvé de la mort in extremis, par une greffe du foie, chacune de ses apparitions est saluée avec ferveur par ses zélotes qui accueillent les annonces de la marque comme autant de miracles qui amélioreront leur vie quotidienne. De son côté, Microsoft a vu le départ de son père fondateur (Bill Gates), celui-ci a été remplacé par son fils spirituel, Steve Ballmer, qui tel un pasteur exhorte les assemblées à manifester leur joie à l’égard du Tout-Puissant (souvenez-vous du célèbre « I love this company »). Pour Google, le message est porté par une Sainte Trinité, le trio formé par Sergei Brin, Larry Page et Eric Schmidt. GNU Linux n’a pas d’église structurée, mais un prophète, Richard Stallman qui a édicté un texte sacré, la « GNU General Public Licence », suivi à la lettre par de nombreux activistes du libre, rassemblés derrière le discret Linus Thorvald, en charge du noyau. Pour l’anecdote, aujourd’hui la GNU GPL est le texte le plus reproduit au monde, loin devant la Bible. </p>
<p>Enfin, chaque église affiche sa propre iconographie qui fournit aux fidèles des signes de reconnaissance, comme aux premières heures du christianisme. Google associe un logo coloré à un design dépouillé. Les symboles GNU Linux sont des animaux : gnou, pingouin, éléphant, &#8230; Microsoft s’identifie au design de ses produits-vedettes Windows et Office. Les thuriféraires d’Apple se signalent par la fameuse pomme croquée, fruit convoité plutôt que défendu. A l’instar de la connaissance. </p>
<p>Poursuivant leur éternelle guerre depuis le schisme de Windows, Apple et Microsoft multiplient leur « Stores » magistraux, dont les voutes de cristal rappellent les vitraux de cathédrales. </p>
<p>Au-delà de ces similitudes qui ne sont pas toujours le fruit du hasard, ces nouvelles spiritualités reviennent à la source du mot « religion » : « religare » ou relier les hommes entre eux. Produits et services de grande consommation, les nouvelles technologies sont aussi des vecteurs de sociabilité qui invitent les individus à faire communauté autour d’elles. Chaque mise à jour de Windows, chaque nouveau produit d’Apple, chaque nouveau service de Google, chaque nouvelle distribution de GNU Linux remplit d’une joie éphémère des vies souvent vide de spiritualité. </p>
<p>Peuvent-elles pour autant insuffler un nouveau sens à nos existences ? A vous de juger.</p>
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		<title>Le temps des super héros</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Nov 2010 12:43:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bienvenue dans une nouvelle ère, l’ère digitale. Je suis en effet intimement persuadé qu’avec le recul de quelques décennies nous réaliserons bientôt qu’à l’aube de ce troisième millénaire, nous sommes entrés dans un nouvel age, où le numérique a bouleversé de nombreuses règles du jeu. Un nouveau monde peuplé de super héros, les Digital Natives. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue dans une nouvelle ère, l’ère digitale. Je suis en effet intimement persuadé qu’avec le recul de quelques décennies nous réaliserons bientôt qu’à l’aube de ce troisième millénaire, nous sommes entrés dans un nouvel age, où le numérique a bouleversé de nombreuses règles du jeu. Un nouveau monde peuplé de super héros, les Digital Natives.<br />
<span id="more-2333"></span><br />
Rapellez-vous, il y a peu nous vivions dans l’ère analogique. Cet ancien monde vivait sous le joug de la rareté : rareté des ressources et des matières premières, rareté des moyens de communication, rareté des informations, rareté des possibilités d’accès à l’audience. </p>
<p>Dans le nouveau monde numérique, nous croulons littéralement sous l’abondance de l’offre. En effet en passant des atomes aux bits, certaines règles élémentaires d’économie sont devenues instantanément obsolète. Il n’y a par exemple pas de limite technique dans la multiplication et la distribution des produits et services immatériels. Dans l’ancien monde, pour <em>partager</em> un bien, on devait le <em>diviser</em>, ces deux verbes étaient même synonymes. Dans le monde digital, lorsque nous partageons un bien numérique, celui-ci se multiplie, créant ex nihilo de la valeur. Lorsqu’il s’agit de biens culturels, de connaissance, cette richesse est au bénéfice de toute la collectivité. Musique, films, jeux, télé, livres, &#8230; peu de la production culturelle échappe à cette lame de fond. Quand à la connaissance, elle percole à travers tous les canaux digitaux, site web, forums, blogs, emails, communautés en ligne, à commencer par Wikipedia. Meme les relations entre personnes se démultiplient, comme le montre le succès des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter.</p>
<p>D’ici quelques décennies, le temps que les <em>Digital Immigrants</em> que nous sommes aient disparus, le monde ne sera plus peuplé que de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Digital_native">Digital Natives</a>, une nouvelle génération qui n’a jamais connu un monde sans Internet et qui considèrent les smartphones, ces prothèses digitales connectées en permanence au réseau, comme faisant partie intégrante de leur existence.</p>
<p>A notre insu, et plus rapidement que par évolution de notre ADN, l’espèce humaine a <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Technological_singularity">muté technologiquement</a>. Les Digital Natives se rapprochent en effet des <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cyborg">cyborgs</a> décrits dans les romans de science-fiction du milieu du 20ème siècle. Ils sont dotées de super pouvoirs, à peine imaginables il y a seulement un siècle. Des aptitudes quasi divines : ils ont un accès instantané à quasi toute information par Google, video sur Youtube, à la connaissance par Wikipedia, ils sont capable d’être informé en temps réel de tout évènement à travers la planète par Twitter et les RSS feeds, à propos de la vie de leurs amis par Facebook et Netlog, il peuvent communiquer en images et son par Facetime et Skype, assister a n’importe quel évènement par <a href="http://qik.com/">Qik</a> ou <a href="http://www.ustream.tv/">Ustream</a>, ils peuvent consulter des millions d’ouvrages par Amazon Kindle et iBook, écouter n’importe quel morceau de musique à tout instant par <a href="http://www.spotify.com/">Spotify</a>, voir n’importe quel film par <a href="http://www.netflix.com/">Netflix</a>, ils peuvent enregistrer leur souvenirs par photo, ou en vidéo haute définition, il peuvent publier planétairement, n’importe quoi, n’importe quand via leur blog, leur podcasts, &#8230; </p>
<p>Ayant accès à des bibliothèques infinies et inépuisables, cette nouvelle génération perdra, à terme, le goût de consommer : pourquoi convoiter des objets physiques disponibles à portée de clavier et pour un coût quasiment dérisoire ? Pourquoi continuer de remplir ses étagères de boîtes et de CD quant leur contenu est entièrement virtualisé ? La possession qui n’aura d’autre finalité qu’elle-même tendra donc à disparaître à mesure que toute la connaissance se numérisera. </p>
<p>Le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Communicator_(Star_Trek)">communicator</a> de Star Trek, le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/William_Gibson">cyberspace</a> de William Gibson, la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Novlangue">novlangue</a> d’Oceania dans 1984 de Georges Orwell, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Project_Xanadu">Xanadu</a> de Ted Nelson, les terminaux futuristes de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Minority_Report">Minority Report</a> de Philip Kindrey Dick sont tous devenus réalité. Tout comme le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mundaneum">Mundaneum</a> de Paul Otlet et la <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Library_of_Babel">bibliothèque universelle</a> de Borgès, deux intellectuels qui avaient tous deux rêvé une connaissance totale et absolue, y trouveront à la fois la réalisation et l’achèvement de leur projet.</p>
<p>Pourtant dans ce monde digital merveilleux ou monstrueux (selon que l’on soit consommateur ou marchand de bien immatériel), les Digital Natives, démiurges affranchis des barrières de la matière, n’auront toujours qu’une seule vie et 24 heures par jour à leur disposition. Les nouvelles technologies permettent de tout dupliquer&#8230; sauf les secondes et les minutes.</p>
<p>Sources innombrables de jouissance infinie d’un côté, temps fini de l’autre. Cette mutation anthropologique va obliger les annonceurs à repenser en profondeur le rapport au client. Puisque la consommation n’est plus un but et une valeur en soi, les entreprises devront apprendre à transformer leurs marques en vecteurs de sens : comment mon produit, mon service, mon message, ma campagne, &#8230; peut-elle aider des consommateurs à donner une signification supplémentaire à leur existence ? Comment, dans l’infinité des choix possibles, puis-je aider mes clients à effectuer le bon, celui qui correspond réellement à ses attentes ?</p>
<p>Autant de challenges fondamentaux qui attendent les entreprises dans les prochaines années.</p>
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		<title>La course au bureau virtuel</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Sep 2010 09:58:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Thoughts]]></category>
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		<description><![CDATA[Dépassé, l’e-mail ? Avec la montée en puissance des réseaux sociaux qui veulent, à l’image de Facebook, devenir les systèmes d’exploitation du web, on serait tenté de le croire. Pourtant, le courrier électronique continue de rencontrer les suffrages des internautes. Une récente étude de Microsoft pointait ainsi récemment que l’e-mail reste un canal privilégié lorsqu’il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dépassé, l’e-mail ? Avec la montée en puissance des réseaux sociaux qui veulent, à l’image de Facebook, devenir les <em>systèmes d’exploitation</em> du web, on serait tenté de le croire. Pourtant, le courrier électronique continue de rencontrer les suffrages des internautes. Une récente étude de Microsoft pointait ainsi récemment que l’e-mail reste un canal privilégié lorsqu’il s’agit d’envoyer une missive avec un caractère <em>officiel</em>, alors que les réseaux sociaux demeurent des plates-formes réservées avant tout aux loisirs et à la vie privée. De fait, la même enquête relevait que les utilisateurs ont seulement 50% de contacts communs à leur compte de messagerie et à celui sur les réseaux sociaux.<br />
<span id="more-2295"></span><br />
Dans ce contexte, pas étonnant que les grands acteurs du web continuent de se livrer une compétition acharnée pour proposer la meilleure suite d’outils qui permettra de gérer efficacement sa vie quotidienne. Ce qui veut dire partager son calendrier avec ses collègues et proches, organiser le contenu de sa boîte de réception, garder un coup d’œil sur les tâches à accomplir, stocker des documents pour pouvoir les consulter à tout moment… </p>
<p>Sur ce marché, on retrouve tous les géants de l’Internet :</p>
<ul>
<li>Google et <a href="http://www.gmail.com/">Gmail</a>, pièce majeure dans sa suite bureautique Google Apps. Gmail joue aussi un rôle important dans Android, le système d’exploitation que le géant de la recherche veut imposer dans le monde du mobile.</li>
<li>Microsoft et <a href="http://mail.live.com">Hotmail</a>, qui vient enfin de s’ouvrir aux autres plates-formes sociales comme Facebook ou Twitter. <a href="http://office.microsoft.com/en-us/outlook/outlook-social-connector-partner-listing-FX101812910.aspx">Outlook suit le même mouvement</a> depuis peu.</li>
<li>Apple et <a href="http://www.me.com/">MobileMe</a>, successeurs de .Mac et iTools. Steve Jobs décrit MobileMe comme <em>Exchange for the rest of us</em>, ce qui fixe clairement l’ambition de la marque à la pomme dans ce domaine.</li>
</ul>
<p>Mais on rencontre aussi des acteurs de format plus réduit :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.zimbra.com/">Zimbra</a> est une suite collaborative rachetée successivement par Yahoo !, puis par VMware au début de cette année. Ce service est commercialisé à la fois en mode open-source  et en circuit fermé dans sa déclinaison commerciale.</li>
<li><a href="http://www.contactoffice.com">ContactOffice</a> est une société belge  active dans le segment du bureau virtuel depuis une dizaine d’années. Notre pays peut être fier de compter une société qui, longtemps avant les autres, a parié sur l’émergence de nouveaux usages nomades avant même qu’on ne parle de haut débit et de réseaux sans fil. Dans sa dernière évolution, ContactOffice offre une interface entièrement en Ajax, quasiment identique à celle d’une application installée traditionnellement sur le disque dur d’un ordinateur.</li>
</ul>
<p>Sur ce marché extrêmement compétitif, toutes ces entreprises innovent en permanence afin de proposer l’expérience la plus fluide et la plus souple possible aux utilisateurs. Un service à la pointe doit offrir par exemple ActiveSync, protocole conçu par Microsoft en 1996 et qui permet de synchroniser les informations (calendrier, tâches, messages…) entre le mobile et votre ordinateur. Outre Microsoft, Google et Apple ont eux aussi opté pour ce standard. Ils seront bientôt rejoints par ContactOffice.</p>
<p>L’enjeu sous-jacent de cette lutte est immense : être la référence des particuliers et des PME dans le domaine du <em>cloud computing</em> (littéralement <em>l’informatique dans les nuages</em>), ce mouvement de fond qui voit des milliers d’applications se transférer vers de gigantesques centres de données où les logiciels sont désormais disponibles à la demande, comme l’eau ou l’électricité. </p>
<p>Dans ce nouveau paysage, une question reste ouverte : qui sera le maître des données dans les nuages ?</p>
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		<title>The Digital Agencies of the Future!</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 09:46:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thoughts]]></category>

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		<description><![CDATA[The others Digital Agencies of the Future ! iPhone screen grabs taken betweem 7/2/2010 and now by Narrowdesign.com.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2304" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2010/09/emakina_iphone.jpg"><img src="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2010/09/emakina_iphone-300x200.jpg" alt="www.emakina.com in mobile Safari (iPhone 4)" title="www.emakina.com in mobile Safari (iPhone 4)" width="300" height="200" class="size-medium wp-image-2304" /></a><p class="wp-caption-text">www.emakina.com in mobile Safari (iPhone 4)</p></div>
<p>The others <a href="http://www.narrowdesign.com/future/">Digital Agencies of the Future</a> ! iPhone screen grabs taken betweem 7/2/2010 and now by Narrowdesign.com.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Big Bang Big Boom</title>
		<link>http://www.brice.org/2010/07/05/big-bang-big-boom/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 21:06:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[General]]></category>

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		<description><![CDATA[“an unscientific point of view on the beginning and evolution of life … and how it could probably end” BIG BAG BIG BOOM &#8211; the new wall-painted animation by BLU from blu on Vimeo. Direction and animation by BLU, Production and distribution by ARTSH.it, Sountrack by ANDREA MARTIGNONI.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="aptureLink_VemHovZkBi" style="margin-top: 0px; margin-right: auto; margin-bottom: 0px; margin-left: auto; text-align: center; display: block; padding-top: 0px; padding-right: 6px; padding-bottom: 0px; padding-left: 6px; "><object id="apture_embedPlayer2" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" width="400" height="300"><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=13085676&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" /><param name="bgcolor" value="#ffffff" /><param name="quality" value="high" /><param name="allowScriptAccess" value="never" /><param name="allowFullScreen" value="false" /><param name="flashvars" value="domId=apture_embedPlayer2" /><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=13085676&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" width="400" height="300" id="apture_embedPlayer2" name="apture_embedPlayer2" bgcolor="#ffffff" quality="high" allowScriptAccess="never" allowFullScreen="false" flashvars="domId=apture_embedPlayer2"/></object></div>
<p>“an unscientific point of view on the beginning and evolution of life … and how it could probably end”</p>
<p><a href="http://vimeo.com/13085676">BIG BAG BIG BOOM &#8211; the new wall-painted animation by BLU</a> from <a href="http://vimeo.com/blu">blu</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p>Direction and animation by <a href="http://www.blublu.org">BLU</a>, Production and distribution by <a href="http://www.artsh.it">ARTSH.it</a>, Sountrack by ANDREA MARTIGNONI.</p>
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		<title>La Sainte-Trinité d’Internet</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 11:43:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Microsoft a dominé les années 90 avec son système d’exploitation Windows. Google et son moteur de recherche ultra-performant ont été les icônes des années 2000. La prochaine décennie sera probablement celle d’un ménage à trois. Si Google devrait continuer d’occuper le devant de la scène, deux autres protagonistes lui disputent désormais son hégémonie : Apple [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Microsoft a dominé les années 90 avec son système d’exploitation Windows. Google et son moteur de recherche ultra-performant ont été les icônes des années 2000. La prochaine décennie sera probablement celle d’un ménage à trois. Si Google devrait continuer d’occuper le devant de la scène, deux autres protagonistes lui disputent désormais son hégémonie : Apple et Facebook. Trois acteurs pour une même ambition : devenir la plate-forme incontournable pour accéder aux contenus et service d’Internet.<br />
<span id="more-2270"></span><br />
Chaque membre du trio tente d’atteindre cet objectif avec une philosophie différente. Google est devenu le chantre d’un Internet ouvert et anarchique, dénué de toute barrière d’entrée aux points d’entrée multiples : navigateur, smartphone, bientôt Google TV. De son côté, Apple vise à créer une expérience plus contrôlé, qui englobera aussi bien le hardware (Mac, iPod, iPhones, iPad, Apple TV) et software, que la plate-forme de distribution et de paiement. Quant à Facebook, le réseau social de la planète ambitionne de se transformer en un véritable “système d’exploitation pour le web” qui fournit aux utilisateurs les outils dont ils ont besoin pour interagir avec leur entourage.</p>
<p>Trois visions différentes de l’Internet et trois environnements de développement  différents. </p>
<p>Google est un ardent promoteur des standards de développement dit “libres” d’HTML 5 et de Flash, qu’ils ont même intégrés à Chrome, leur navigateur. Google met à dispositions de nombreuses technologies de développement, comme GWT, Native Client, GAE. Mais Google peut rendre littéralement introuvable tout site web qui pour se faire mieux référencer enfreindrait les règles de Google. Pour développer pour Android, Google met a disposition un framework open-source et des outils gratuits mais ils contrôlent certaines parties clés d’Android.</p>
<p>Si <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Web_Hypertext_Application_Technology_Working_Group">Apple est à l’origine d’HTML5</a> et supporte le plugin Flash sur ses ordinateurs, pour les applications mobile, Apple impose l’usage de langages et frameworks déterminés et n’hésite pas à rejeter ceux qu’il juge obsolètes comme l’a montré le bannissement de Flash sur iOS, le système d&#8217;exploitation des iPhone, iPod Touch et de l’iPad. </p>
<p>Le monde du mobile fournit d’ailleurs une belle illustration de cette opposition majeure entre les deux rivaux : tandis qu’Android, le système d’exploitation de Google pour le mobile, est ouvert à toutes les applications sans filtre à l’entrée, Apple valide soigneusement chaque application disponible sur l’App Store pour vérifier sa qualité, sa sécurité et sa conformité avec certaines normes éthiques (avec toutes les ambigüités que renferme ce dernier critère). </p>
<p>Quant à Facebook, si dans un régime de semi-liberté les développeurs peuvent y créer des applications utilisant un framework propriétaire, le réseau social se réserve le droit de supprimer à tout instant les applications qui enfreignent ses règles de bonne conduite, en évolution permanente. </p>
<p>Pour les marques, cette lutte entre trois géants signifie deux évolutions majeures. Primo, le Web n’est plus la seule et unique destination des internautes. Il faut donc décliner sa marque et son message dans trois univers distincts qui possèdent chacun leurs spécificités. Secundo, le coût du marketing interactif pourrait se trouver réduit grâce à cette compétition : les environnements développés par Apple et Facebook forment un terreau propice au bouche à oreille et à l’effet viral. Dès qu’une application propose un service innovant ou pertinent, la rumeur et les mécanismes viraux font le reste en terme de propagation. Les campagnes de search advertising et de display advertising y sont superflues.</p>
<p>Corollaire pour les agences : celles-ci devront (apprendre à) maîtriser ces trois plateformes, en terme de développement, de conception mais aussi de planning stratégique. Il s’agira, à l’avenir, de garantir une expérience utilisateur optimale, intégrée, quel que soit le point de contact avec la marque ou le service : aujourd’hui ordinateur et téléphone portable, demain tablettes tactiles et télévisions interactives. Un beau défi qui va, une fois de plus, transformer les métiers liés aux médias interactifs.</p>
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		<title>Les vraies ruptures d&#8217;Internet, vues par Serge Soudoplatoff?</title>
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		<pubDate>Mon, 31 May 2010 09:12:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="480" height="270"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xchhe2_serge-soudoplatoff-les-vraies-ruptu_tech"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xchhe2_serge-soudoplatoff-les-vraies-ruptu_tech" width="480" height="270" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
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		<title>Et le CRM devint social</title>
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		<pubDate>Wed, 26 May 2010 21:58:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Thoughts]]></category>
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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, la plupart des entreprises utilisent un logiciel de Customer Relationship Management (CRM). Objectif : mieux connaître leurs clients à travers une vue à 360 degrés sur l’ensemble des interactions qui se sont déjà produites avec les différents interlocuteurs d’une société. Centralisée dans une même base de données, cette information doit ensuite nourrir les départements [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, la plupart des entreprises utilisent un logiciel de Customer Relationship Management (CRM). Objectif : mieux connaître leurs clients à travers une vue à 360 degrés sur l’ensemble des interactions qui se sont déjà produites avec les différents interlocuteurs d’une société. Centralisée dans une même base de données, cette information doit ensuite nourrir les départements de vente et de marketing afin que ceux-ci puissent offrir des produits et services conformes aux attentes de la clientèle.</p>
<p>Les médias sociaux boulversent cette mécanique que les éditeurs de logiciels ont patiemment huilée depuis de nombreuses années. Facebook, Twitter et les blogs permettent aux internautes d’exprimer leur opinion sur les marques qui font partie de leur vie quotidienne avec une crédibilité bien plus grand que les marques. Avec Twitter, ces échanges public se déroulent en temps réel et peuvent construire – ou détruire &#8211; la réputation d’une marque en quelques jours, voire en quelques heures. Cette montée en puissance de l’expression publique personelle démultiplient les possibilités des CRM. On pourra coller bien plus efficacement aux besoins d’un client si on connaît son profil, son mode de vie.<br />
<span id="more-2246"></span><br />
La dimension « sociale » est donc la nouvelle frontière du CRM. Cette évolution signifie que les bases de données doivent désormais s’enrichir d’une segmentation supplémentaire : à côté des critères habituels (âge, sexe, niveau de revenu…), et de ceux propres au métier de l’entreprise chaque contact peut être enrichi de son empreinte dans les médias sociaux. Profil sur Facebook, compte sur Twitter, blog, appartenance à des communautés au sein de plateformes comme Netlog, Hybes, Facebook… Les dialogues via les messageries instantanées, les messages de Facebook voire la VoIP, la videoconférence devraient aussi être capturée par les CRM.,Le B2B n’échappe pas non plus à ce mouvement grâce à la mine d’informations que représentent les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo, Xing…).</p>
<p>Autrement dit, il ne s’agit plus de considérer le client comme un individu isolé mais dans le contexte de réseaux sociaux qui précisent son identité, exprime ses intérêts, ses besoins.<br />
Les CRM Sociaux permettre une veille riche d’insights, permet de prévenir les « buzz » négatifs. Enfin il vise à gérer de véritables conversations où le feed-back du client est pris en compte intégralement. </p>
<p>D’une façon générale, Brent Leary distingue trois différences majeures entre le CRM Social et le CRM « ancienne école » :</p>
<p><strong>Content-driven (vs. Data-driven):</strong> Dans les années 90, les entreprises ont commencé à investir massivement dans le CRM comme solution permettant de stocker les contacts et de les rendre plus opérationnels en terme de suivi commercial. Avec le CRM social, cet enjeu se double d’une nécessité de connaître le client, d’engager un dialogue avec lui et de lui proposer du contenu adapté au bon format : presentation slideshare, RSS, podcast, vidéo sur YouTube, etc.</p>
<p><strong>Conversation-centric (vs. Process-centric):</strong> Jusqu’à présent, le CRM a servi à optimiser des séquences d’interaction avec le client, qu’il s’agisse du support ou du cycle de vente. Le CRM social est plus orienté vers la conversation permanente. Celle-ci peut déjà avoir commencé sans l’intervention de votre société. Cela signifie qu’il faut privilégier l’écoute du client et l’échange sur un pied d’égalité au détriment du bombardement unilatéral de messages.</p>
<p><strong>People and community-focused (vs. Operationally-focused):</strong> Comme souligné plus haut, le CRM traditionnel est avant tout une affaire de processus et d’allocations optimales des ressources au sein de l’entreprise. Le CRM social déplace le centre de gravité vers la relation avec des personnes et des communautés. C’est, dans le fond, un retour aux sources dans la gestion de la relation avec le client. </p>
<p>Prêt à revoir vos fondamentaux ?</p>
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		<title>New Google Phone Service Whispers Targeted Ads Directly Into Users&#8217; Ears</title>
		<link>http://www.brice.org/2010/05/21/new-google-phone-service-whispers-targeted-ads-directly-into-users-ears/</link>
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		<pubDate>Fri, 21 May 2010 21:27:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Movies]]></category>

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		<description><![CDATA[New Google Phone Service Whispers Targeted Ads Directly Into Users&#8217; Ears]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="480" height="430"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://media.theonion.com/flash/video/onn_player.swf?videoid=17470&#038;embedded=true&#038;host=http://www.theonion.com" /><param name="wmode" value="transparent" /><embed src="http://media.theonion.com/flash/video/onn_player.swf" type="application/x-shockwave-flash" allowScriptAccess="always" allowFullScreen="true" wmode="transparent" width="480" height="430" flashvars="videoid=17470&#038;embedded=true&#038;host=http://www.theonion.com"></embed></object><br /><a href="http://www.theonion.com/video/new-google-phone-service-whispers-targeted-ads-dir,17470/">New Google Phone Service Whispers Targeted Ads Directly Into Users&#8217; Ears</a></p>
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		<title>Apple realized one of my dreams</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 13:37:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ideas]]></category>

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		<description><![CDATA[Dear Steve Jobs, Thanks for finally turning my idea into a reality. If you need more ideas, I&#8217;m at your service. Kind regards, Brice]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dear Steve Jobs, </p>
<p>Thanks for finally turning <a href="http://www.brice.org/2007/07/30/apple-next-product-should-be-the-iframe/">my idea</a> into a <a href="http://www.apple.com/ipad/features/">reality</a>. </p>
<p>If you need more <a href="http://www.brice.org/category/ideas/">ideas</a>, I&#8217;m at your service. </p>
<p>Kind regards, </p>
<p>Brice</p>
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		<title>Le crowdsourcing au service de l’entreprise</title>
		<link>http://www.brice.org/2010/03/31/le-crowdsourcing-au-service-de-l%e2%80%99entreprise/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 19:34:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[General]]></category>
		<category><![CDATA[Thoughts]]></category>
		<category><![CDATA[linkedin]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous suivez l’actualité des nouvelles technologies, nul doute que vous avez déjà entendu parler de crowdsourcing. Forgé par deux journalistes du magazine Wired, ce concept désigne un nouvelle démarche par laquelle une entreprise “externalise“, à moindre coût, certaines tâches auprès des internautes afin de trouver la solution à un problème. Illustration typique : dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous suivez l’actualité des nouvelles technologies, nul doute que vous avez déjà entendu parler de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Crowdsourcing">crowdsourcing</a>. Forgé par deux journalistes du magazine Wired, ce concept désigne un nouvelle démarche par laquelle une entreprise “externalise“, à moindre coût, certaines tâches auprès des internautes afin de trouver la solution à un problème. Illustration typique : dans les médias, il est désormais chose courante d’utiliser l’Internet pour trouver des témoins, récolter du matériel photo ou vidéo etc. Dans un registre plus marketing, certaines marques ont déjà demandé la contribution d’internautes pour créer un nouveau produit, inventer une campagne publicitaire selon un briefing déterminé etc. Autre cas significatif, les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Prediction_market">prediction markets</a>, qu’on peut décrire comme des  “bourses de paris” qui entendent prédire, par exemple, le succès d’un produit grâce à la participation à grande échelle de plusieurs milliers de joueurs.<br />
<span id="more-2175"></span><br />
A l’usage, le crowdsourcing ne délivre cependant pas toutes ses promesses. La barrière est celle du professionnalisme : bien qu’elle permette d’accomplir certaines actions basiques (rédiger un article sur Wikipedia, agréger des photos sur Flickr&#8230;), cette technique peine à fonctionner lorsqu’on l’applique à des projets plus complexes qui nécessitent un minimum de rigueur et de contact humain.</p>
<p>Si le crowdsourcing accuse vite ses limites quand il s’agit du grand public, je pense toutefois que cette technique peut rendre un précieux service si on l’exploite au sein même d’une entreprise pour gérer l’innovation et stimuler la créativité des collaborateurs. A la différence de la masse des internautes, ces derniers ont effet l’avantage de connaître l’entreprise de l’intérieur, d’être familiarisés avec ses valeurs et de vivre ses problèmes au quotidien.</p>
<p>Ces dernières années, de nombreuses sociétés ont intégré des outils estampillés “Web 2.0” pour favoriser une communication plus horizontales entre leurs départements et leurs employés : blogs, wikis, réseaux sociaux etc. Objectif : faire remonter plus vite les meilleures idées en court-circuitant la voie hiérarchique traditionnelle. Malheureusement, ce déploiement ne s’est pas accompagné de processus internes qui permettent de trier ce contenu “user-generated” et de le transformer en données opérationnelles pour l’entreprise. Autrement dit : comment atteindre un équilibre satisfaisant entre la libre expression de chacun et la discipline nécessaire à la création de valeur ajoutée ?</p>
<p>Cette équation, une nouvelle génération d’acteurs entend la résoudre en proposant des plates-formes plus élaborées qui visent à filtrer plus efficacement l’information grâce à un système de flux, de hiérarchisation, de récompenses pour les meilleures contributions etc. Les protagonistes se nomment <a href="http://www.innovationfactory.eu/how-do-we-do-it/tools/ideanet/">IdeaNet</a>, <a href="http://www.brightidea.com/new_2.bix">Brightidea</a>, <a href="http://www.imaginatik.com/">Imaginatik</a>, <a href="http://spigit.com/">Spigit</a>&#8230; Un premier <a href="http://www.e-crowdsourcing.org">workshop</a> sur cette thématique se tiendra d’ailleurs à Vienne en juillet prochain. Ses deux instigateurs travaillent respectivement pour HP et IBM. Des cartes de visite qui parlent d’elles-mêmes quant à l’intérêt que suscite déjà cette tendance&#8230;.</p>
<p>La période de crise que nous traversons actuellement est propice à ce type d’expérimentations. Plus que jamais, les entreprises ont besoin de défendre leurs avantages compétitifs par l’innovation et l’inventivité. Bien encadrés, les apports conceptuels du Web 2.0 peuvent les aider à trouver, en leurs murs, les idées qui feront la différence. Bienvenue dans l’enterprise crowdsourcing. </p>
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		<title>Pour libérer la connaissance, votez pirate</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 10:12:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Thoughts]]></category>
		<category><![CDATA[linkedin]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’issue des dernières élections européennes, un nouvelle formation politique a fait son entrée dans l’hémicycle de Strasbourg : le Parti Pirate. Né en Suède, celui-ci a recueilli plus de 7% des voix lors du scrutin et a même réussi à faire élire deux députés européens. Leur doctrine, selon le site officiel : &#8220;Nous sommes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l’issue des dernières élections européennes, un nouvelle formation politique a fait son entrée dans l’hémicycle de Strasbourg : <a href="http://www.pirateparty.be/">le Parti Pirate</a>. Né en Suède, celui-ci a recueilli plus de 7% des voix lors du scrutin et a même réussi à faire élire deux députés européens. Leur doctrine, selon <a href="http://www.partipirate.org">le site officiel</a> : &#8220;<em>Nous sommes de simples citoyens du monde entier, que l&#8217;on traite de &#8220;pirates&#8221; parce qu&#8217;ils défendent le partage de la culture et de l&#8217;information. Cet accès libre et égal pour tous, la technologie le permet : seuls nous en séparent aujourd&#8217;hui quelques intérêts privés, commerciaux ou politiques. </em>&#8221; Autrement dit, <a href="http://www.facebook.com/pirateparty.be">le parti pirate</a> combat farouchement la propriété intellectuelle. Et je partage certaines de leurs vues sur la question.<br />
<span id="more-2142"></span><br />
A l’ère numérique, notre arsenal législatif sur propriété intellectuelle, en l&#8217;état, est totalement obsolète. Je dirais même qu’il est une entrave scandaleuse au partage du savoir et à la libre circulation des idées. Au nom de la propriété intellectuelle, les pays du tiers-monde ne peuvent accéder au progrès scientifique et à quantité de médicaments protégés par les brevets que déposent les grands groupes pharmaceutiques. Au nom de la propriété intellectuelle, des œuvres culturelles majeures, plongent dans l&#8217;oubli, voient leur diffusion restreinte pour une durée interminable, même après le décès de leur auteur. </p>
<p>La durée d’exercice du droit de la propriété intellectuelle se prolonge en effet durant les 70 années qui suivent cet événement, au bénéfice des ayants-droits (famille, …).  Délais que les Etats-Unis, sous l&#8217;influence du lobby des majors et notablement de la Disney Company, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Copyright_Term_Extension_Act">ont prolongés</a> déraisonnablement lors du Mickey Mouse Protection Act. A cause de celui-ci aucune oeuvre postérieure à 1923 ne tombera dans le domaine public avant 2019. Voila probablement le plus grand hold-up de l&#8217;histoire de l&#8217;humanité. Un hold-up en col blanc, commis dans le silence complice des juristes, et de l&#8217;Union européenne. Une véritable spoliation de la production intellectuelle humaine, incompréhensible dans notre époque de grande fertité créative, en pleine accélération des échanges provoqué par la révolution Internet. </p>
<p>Bref, il est temps de revoir notre législation sur la propriété intellectuelle par de nouveaux dispositifs plus adaptés à l&#8217;ère digitale dans laquelle nous sommes à présent entré de plain-pied. Mais quels sont les modèles alternatifs possibles ?</p>
<p>La première piste est celle de <a href="http://creativecommons.org/international/be/">Creative Commons</a>. Inspiré l&#8217;esprit des <a href="http://www.fsf.org/licensing/licenses">licences GNU</a> (<a href="http://www.fsf.org/">Free Software Foundation</a>) qui ont contribué à l&#8217;essor du logiciel libre, ce système juridique permet aux titulaires de droits d&#8217;autoriser certaines utilisations bien déterminées, tout en ayant la possibilité de réserver les exploitations commerciales, les œuvres dérivées ou le degré de liberté. Les Creative Commons peuvent s’appliquer à n’importe quel type de création : texte, son, image, site web… Les Creative Commons ont d’ailleurs été transposés en Belgique sous l’impulsion du CRID (Centre de Recherche Informatique et Droit) des Facultés universitaires de Namur.</p>
<p>Une deuxième approche est celle de Google. Comme vous le savez, l’entreprise de Moutain View s’est lancée dans la numérisation massive des bibliothèques avec son programme <a href="http://books.google.com/">Google Books</a>. Mais comment Google fait-il pour gérer la question des droits d’auteur pour chacun des millions de livres qui passent sous ses scanners ? La réponse est simple : tant qu’un ayant-droit ne se manifeste pas, Google continue son processus de numérisation et de mise à disposition du contenu sur le Net. Bien entendu, les éditeurs hurlent. Les auteurs aussi. Ce « modus operandi » a déjà valu à Google plusieurs condamnations en justice… Mais peut-on raisonnablement empêcher l’humanité entière d’accéder librement au savoir sous couvert du respect du droit d’auteur et de la protection de quelques intérêts particuliers ? Difficile d’affirmer que cette situation est soutenable à long terme.</p>
<p>Comme le soulignait le Prix Nobel d’Economie Paul Krugman dans le colonnes du New York Times en 2006 : « <em>Bit by bit, everything that can be digitized will be digitized, making intellectual property ever easier to copy and ever harder to sell for more than a nominal price. And we’ll have to find business and economic models that take this reality into account. It won’t all happen immediately. But in the long run, we are all the Grateful Dead.</em> »</p>
<p><strong>See also : </strong></p>
<ul>
<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Anti-copyright">Anti-copyright</a><br />
<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lawrence_Liang">Lawrence Liang</a></ul>
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		<title>Neurosonic Live</title>
		<link>http://www.brice.org/2010/02/24/neurosonic-live/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 12:47:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Movies]]></category>

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		<description><![CDATA[Neurosonics Live from Chris Cairns on Vimeo. Holographic Drumkit and Turntables test. DRUMS: WILL CLARKTURNTABLES: JFBHEADS: BEARDYMAN Huge thanks to Bonnie Anthony, Jordan McGarry and Partizan Darkroom, Remi Dessinges, Neil Mendoza, Daniel Bronks, Luke Palmer, Daisy Popham, Alex Marden, Daniel Alexander, Ian O&#8217;Connell and Oliver Gingrich.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="500" height="300"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9543537&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=FF7700&amp;fullscreen=1" /><embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=9543537&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=1&amp;color=FF7700&amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="500" height="300"></embed></object>
<p><a href="http://vimeo.com/9543537">Neurosonics Live</a> from <a href="http://vimeo.com/user898664">Chris Cairns</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p>Holographic Drumkit and Turntables test.</p>
<p>DRUMS: WILL CLARK<br />TURNTABLES: JFB<br />HEADS: BEARDYMAN</p>
<p>Huge thanks to Bonnie Anthony, Jordan McGarry and Partizan Darkroom, Remi Dessinges, Neil Mendoza, Daniel Bronks, Luke Palmer, Daisy Popham, Alex Marden, Daniel Alexander, Ian O&#8217;Connell and Oliver Gingrich.</p>
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