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	<title>Brice &#187; Thoughts</title>
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	<description>&#34;To accomplish great things, we must not only act, but also dream; not only plan, but also believe.&#34; -- Anatole France</description>
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		<title>L&#8217;état du Web Belge</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 16:24:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thoughts]]></category>

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		<description><![CDATA[Je surfe beaucoup, l&#8217;univers digital est ma passion. Ces derniers temps, je suis particulièrement friand d&#8217;applications pour nourrir mon insatiable smartphone, mais je passe encore une bonne partie de mes journées irradié par un immense écran à faire de la veille technologique, explorer le Web, dénicher les dernières innovations, renifler les tendances, bref m&#8217;inspirer. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je surfe beaucoup, l&#8217;univers digital est ma passion. Ces derniers temps, je suis particulièrement friand d&#8217;applications pour nourrir mon insatiable smartphone, mais je passe encore une bonne partie de mes journées irradié par un immense écran à faire de la veille technologique, explorer le Web, dénicher les dernières innovations, renifler les tendances, bref m&#8217;inspirer.</p>
<p>Il faut dire que je suis suralimenté en suggestions par mes 350 collègues qui postent quotidiennement des liens sur notre wiki ou les échangent via les différentes listes d&#8217;email qui animent nos groupe de travail. Comme je suis trop curieux, je me suis inscrit à tous nos groupes et je ne peux pas résister à explorer le moindre nouveau lien.<br />
C&#8217;est très varié: des expériences en ligne, des sites portfolio de créatifs, des applis intégrées à Facebook, des vidéos interactives, des jeux en 3D avec CSS3 ou WebGL ou Flash, des nouveaux frameworks de développement web ou HTML5, de nouveaux réseaux sociaux, des nouveaux services en ligne dont les API nous permettent de faire des tours de magie numériques, etc. Bref chacune de mes journées est riche en trouvailles, j&#8217;ai une sacrée chance.</p>
<p>Pourtant, lorsque je scanne notre wiki, je remarque une singularité: il n&#8217;y a quasi aucun lien un tantinet excitant de projet belge. Le Web belge reste désespérément ennuyeux. Peu de projets innovants. Peu de sites d&#8217;e-commerce. De rares mini-sites à l&#8217;expérience originale. Pas de Web service, ni d&#8217;API intéressante&#8230; Bref, il ne se passe pas grand-chose sur le Web de notre Royaume.</p>
<p>Cela dit, nos créatif sont réputés dans le monde publicitaire, nos ingénieurs dans le secteur des technologie de l&#8217;information et de la communication. Comment expliquer une telle pauvreté? En fait, la Belgique est victime de sa taille, de la fragmentation linguistique et culturelle de sa population et des prix élevé des abonnement de l&#8217;internet fixe et mobile. Un peu comme la Suisse ou le Luxembourg. La plupart des sites doivent être disponibles en français, néerlandais, souvent anglais parfois même en allemand.</p>
<p>Ceci complique la création et la mise à jour des sites. Les CMS doivent être configurés avec des workflows qui tiennent compte de la disponibilité des traductions de contenu, ce qui souvent augmente les couts d&#8217;implémentation, ralenti les mises à jour.<br />
Cette fragmentation des audiences impacte particulièrement les projets basé sur des communautés comme les réseaux et média sociaux dès lors qu&#8217;ils génèrent du contenu écrit contribué par les utilisateurs.<br />
Cela augmente les coûts de gestion et de modération de ces communautés. Très peu de projets de communauté ont atteint une taille nationale, ou alors en ayant balkanisé leur audiences par langue, comme Netlog.</p>
<p>La petite taille de nos audiences freine les investissements à risque. Pour être rentable, un investissement en conception et développement doit être rentabilisé sur une audience, un marché. En Belgique francophone par exemple, pour obtenir le même ROI sur un projet, les ratios de pénétration doivent être 10 fois supérieur à un projet déployé en France.<br />
Imaginons un même projet à traction équivalente, un service en ligne capturant 1% de l&#8217;audience internet. En France, cela pourrait être un énorme succès et générer suffisamment de moyens financiers pour que la start-up puisse se développer. Avec le même 1% d&#8217;adoption, en Belgique, cela ne couvrirait même pas les frais de développement, le projet pourrait capoter. Ceci explique peut-être une certaine frilosité des ventures capitalists dans notre pays, qui ont plutôt tendance à miser sur des projet se calquant sur des projets ayant déjà démontré leur business model à l&#8217;étranger, plutôt que sur de réelles innovations.</p>
<p>Enfin, le coût élevé des abonnements internet, en particulier des abonnements de l&#8217;internet mobile, et &#8211; bien que la loi le permette &#8211; le fait que les opérateurs mobiles semblent être tous curieusement d&#8217;accord pour ne pas subsidier les terminaux concourent à freiner l&#8217;adoption de l&#8217;internet et son usage fréquent.</p>
<p>Bref, si vous êtes un Web entrepreneur, pensez dès l&#8217;initiation de votre projet à attaquer un marché hors de la Belgique.</p>
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		<title>Comment Apple va révolutionner la télévision</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Oct 2011 11:06:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thoughts]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis trois ans chaque été Apple organise un iTunes Festival à Londres. Cette année Apple a inauguré discrètement une petite … révolution. Pour les européens qui ne pouvent prendre l’Eurostar chaque jour, Apple a mis à disposition “iTunes Live” sur l’App Store, une petite application pour iPhone, iPod ou iPad reprenant l’agenda des concerts quotidiens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis trois ans chaque été Apple organise un <a href="http://www.itunesfestival.com/">iTunes Festival</a> à Londres. Cette année Apple a inauguré discrètement une petite … révolution. Pour les européens qui ne pouvent prendre l’Eurostar chaque jour, Apple a mis à disposition “iTunes Live” sur l’App Store, une petite application pour iPhone, iPod ou iPad reprenant l’agenda des concerts quotidiens avec une nouvelle fonction incroyable — et pas seulement en raison de la qualité des artistes, Paul Simon, ColdPlay, Moby, Linkin Park, &#8230; en effet cette saison tous les concerts étaient regardables en direct via un “stream” sur votre iPhone ou votre iPad dans une qualité “broadcast”, gratuitement. </p>
<p><a href="http://www.engadget.com/2010/08/11/upcoming-apple-tv-loses-1080p-playback-gains-apps/"><img src="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/10/appletvnew3.jpg" alt="Apple TV 2 mockup (source Engadget)" title="Apple TV 2 mockup (source Engadget)" width="500" height="380" class="size-full wp-image-2452" /></a></p>
<p>Plus intéressant, si vous disposez d’un <a href="http://www.apple.com/appletv/">Apple TV 2</a> connecté à votre télévision, la fonction AirPlay semble y basculer ce flux dans une qualité haute définition extraordinaire. En réalité une petite expérience m’a fait découvrir que l’Apple TV 2 diffuse le streaming depuis sa source, sans plus passer par l’intermédiaire de votre iPhone ou iPad, au contraire des autres format transmis via Airplay. La preuve : éteignez votre iPhone ou iPad, le flux continuera sans la moindre interruption sur votre télévision. L’Apple TV 2 contient donc un client de streaming auquel on peut transmettre tout stream en cours sur votre iPhone ou iPad.</p>
<p>Et il s’agit plus que d’un détail technologique. Avec cette expérience grandeur nature, Apple a démontré que son <a href="http://tech.fortune.cnn.com/2011/06/01/apples-new-data-center-is-visible-at-last-from-space/">infrastructure</a> est désormais capable de diffuser des images hautes définition, en direct, à grande échelle, et plus seulement en différé. Apple distribuait déjà des émission de télévision en catch-up (via les podcast), des séries (vendue 2$ l’épisode), des films (en location ou achat, SD ou HD). Il restait aux broadcasters l’avantage de pouvoir diffuser à grande échelle des images en direct, lors de grand évènements sportifs (jeux olympiques, foot, …), culturels (Eurovision, télé-réalité, …), ou de grands rendez-vous d’information (élections, cataclysmes, …). Désormais ce dernier bastion est tombé. Toutes les pièces du puzzle sont disponibles à Cupertino pour attaquer massivement l’industrie de la télévision. Alors qu’il possède déjà la plate-forme de distribution de contenu (iTunes) et les terminaux (iPad, iPhone etc.), Apple s’apprête à déployer son nuage (iCloud) qui rend possible à grande échelle le “streaming” multi-écrans. </p>
<p>Depuis toujours, les chaînes de télévision ont construit leur modèle économique sur deux piliers. Le premier est la publicité. Une maison de production vend à un diffuseur un contenu audiovisuel (jeux, divertissements, événements sportifs etc.). La chaîne va ensuite monétiser l’audience via une régie, qui proposera des espaces publicitaires à une agence média, laquelle représente les intérêts d’un annonceur. La deuxième source de revenus est la vente du signal : aujourd’hui, des plates-formes numériques comme Telenet, Voo ou Belgacom TV paient les chaînes pour que celles-ci acceptent de figurer sur leurs bouquets. Les grands perdants de ce système sont les producteurs de contenu. Puisque la vente de programmes aux opérateurs audiovisuels constitue leur unique vecteur de recettes, les maisons de production sont en position défavorable face aux chaînes. Surtout, elles ne touchent aucun profit de l’exploitation de leurs oeuvres, qu’il s’agisse de la publicité ou de la rémunération des acteurs des télécoms. Grâce à Apple, les producteurs jouissent d’une occasion historique de revaloriser leur rôle et leurs produits. </p>
<p><a href="http://articles.businessinsider.com/2011-03-09/tech/30032181_1_boxee-roku-mlb-tv"><img src="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/10/apple_tv_mlb_app-300x207.jpg" alt="Apple TV 2 MLB App" title="Apple TV 2 MLB App" width="500" height="345" class="size-medium wp-image-2451" /></a></p>
<p>Comme il l’a fait pour la musique, Apple a le pouvoir de bouleverser l’industrie télévisuelle. A travers un AppStore pour Apple TV 2, les créateurs de contenu pourraient éviter tout le circuit traditionnel et toucher directement le téléspectateur. Imaginez, par exemple, que l’Uefa puisse proposer les matchs de la Champions League sur votre petit écran sans l’intermédiaire des chaînes, avec la possibilité de chatter entre suporters. Ce changement marquerait un bouleversement complet qui redistribuerait considérablement les cartes entre les protagonistes. D’autant qu’Apple possède son magasin d’applications, mais aussi <a href="http://advertising.apple.com/">sa propre régie publicitaire</a>, iAd, qui permettra de s’adresser au consommateur de façon plus intelligente et plus ciblée que les spots TV de 30 secondes qu’on diffuse massivement à longueur de journée.</p>
<p>Un nouvel écosystème est donc en gésine, prêt à être activé et déployé à la surface du globe. Reste plus qu’à attendre l’arrivée d’un <a href="http://www.businessinsider.com/apple-tv-app-store-2010-12">AppStore pour Apple TV 2</a>, probablement dans le courant de l’année prochaine. On parie?</p>
<p>MISE A JOUR : John Gruber semble d&#8217;accord aver moi : <a href="http://daringfireball.net/2011/10/apps_are_the_new_channels" title="Apps Are the New Channels" target="_blank">Apps Are the New Channels</a></p>
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		<title>Télévision 2.0</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 15:23:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La télévision connectée est la prochaine grande bataille qui agite déjà tous les esprits. Annoncée depuis une quinzaine d’années, la fameuse convergence entre télévision en Internet est en train de devenir une réalité. D’ici les fêtes de fin d’année, les grands fabricants de télévision (Sony, LG, Samsung…) s’apprêtent à inonder le marché en appareils reliés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_2419" class="wp-caption aligncenter" style="width: 560px"><a href="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/04/SocialTV.jpg"><img src="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2011/04/SocialTV.jpg" alt="Social TV" title="SocialTV" width="550" height="489" class="size-full wp-image-2419" /></a><p class="wp-caption-text">Social TV</p></div><br />
La télévision connectée est la prochaine grande bataille qui agite déjà tous les esprits. Annoncée depuis une quinzaine d’années, la fameuse convergence entre télévision en Internet est en train de devenir une réalité. D’ici les fêtes de fin d’année, les grands fabricants de télévision (Sony, LG, Samsung…) s’apprêtent à inonder le marché en appareils reliés en permanence au réseau. De leur côté, les opérateurs télécoms préparent eux aussi cette fusion entre les deux médias. Lorsque vous lirez cette tribune, Mobistar aura probablement lancé <a href="https://tv.mobistar.be/fr">sa plate-forme</a> proche de l’AppStore d’Apple qui ajoute des fonctionnalités telles que Facebook, Twitter ou Flickr au guide des programmes électroniques. Enfin, les acteurs du jeu vidéo comme <a href="http://uk.reuters.com/article/2009/06/29/idUKN2939409320090629">Microsoft</a> et Sony <a href="http://uk.playstation.com/playtv/">n’ont jamais caché</a> leurs velléités de faire de leurs consoles respectives le centre privilégié de l’ensemble des loisirs numériques.<br />
<span id="more-2398"></span><br />
Toujours en ligne, la télévision de demain sera égalemnt mobile. Smartphones, tablettes, laptops : les images commencent à circuler sur tous les écrans, ce qui va profondément transformer notre façon de consommer la télévision. Telenet a lancé <a href="http://yelo.yelo.be">Yelo</a>, application qui permet de regarder (en wifi) une sélection de chaînes sur votre iPad. Même mouvement chez Mobistar où les clients 3G ont accès à un bouquet de diffuseurs via une <a href="http://www.mobistar.be/fr/offre/info/mobile-tv">application iPad/iPhone</a>. De son côté, Belgacom annonce lui aussi son arrivée sur le mobile d’ici la fin juin. Bref, bienvenue dans la télévision « AnyWhere, AnyTime, AnyDevice », affranchie du salon et du cérémonial dicté par la grille des programmes TV. Un concept que nous avions expérimenté dès 2006 chez Emakina avec <a href="http://www.emakina.com/work/projects/projectdetail.cfm?projectId=136">VW EscapeTV</a>, la première émission TV qui pouvait se regarder en téléchargement sur n’importe quel appareil mobile. </p>
<p>Des startups américaines voient cependant déjà plus loin et veulent profiter du mobile pour combiner la puissance de la télévision à celle des réseaux sociaux. Elles se nomment <a href="http://www.intonow.com">IntoNow</a>, <a href="http://www.yap.tv">Yap.tv</a>, <a href="http://www.gomiso.com">Miso</a>, <a href="http://www.playphilo.com">Philo</a>, <a href="http://getglue.com">GetGlue</a>… Certaines ont déjà été rachetées par de grands « networks » américains ou bénéficient du soutien de géants de l’Internet (Miso est par exemple financé par <a href="http://www.google.com/ventures/">Google Ventures</a>). Plus près de nous, l’application <a href="http://www.wizzchat.net">WizzChat</a> pour iPhone vise les chaînes européennes et permet d’indiquer le programme TV que vous regardez, partager cette information sur Facebook et chatter en direct avec d’autres utilisateurs. </p>
<p>Les prémices de cette tendance sont apparus en 2008 lors des élections américaines. Pour la première fois, les débats télévisés ne se sont plus arrêtés à la fin de l’émission et se sont prolongés sur les réseaux sociaux, ceux-ci devenant les réceptacles naturels des commentaires et discussions entre téléspectateurs. Le mobile accélère cette mutation : selon une étude de Nielsen et Yahoo! réalisée l’an dernier, 86% des utilisateurs de l’Internet mobile se servent de leur terminal pour parler en direct d’une émission lorsqu’ils la regardent sur leurs petites lucarnes.</p>
<p>Connectée, mobile et sociale : tels seront les trois attributs de la télévision du futur. Pour les annonceurs, la conséquence de ces multiples transformations est que l’attention du consommateur sera plus fragmentée que jamais. A côté du spot télé de 30 secondes, il faudra désormais être présent simultanément sur les grandes plates-formes sociales si on désire activer sa marque en couvrant l’ensemble de son groupe-cible. Pour les diffuseurs, cette « télévision 2.0 » sera également riche de changement. Quel que soit le « format » télévisuel, celui-ci devra se concevoir comme une conversation permanente avec l’audience où les deux médias s’enrichiront mutuellement de ces interactions. Même si elle est d’une crétinerie abyssale, « <a href="www.tf1.fr/carre-viiip/">Carré Viiip</a> », la nouvelle émission de télé-réalité de TF1, constitue une belle illustration de cette coagulation entre deux médias : quand l’émission s’achève, les réseaux sociaux prennent le relais et servent à générer du contenu qui fera partie intégrante de la suite du jeu. </p>
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		<title>Le nouvel opium du peuple</title>
		<link>http://www.brice.org/2010/12/17/le-nouvel-opium-du-peuple/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 15:15:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le besoin de croire est constituant de l’homme. La fin du siècle passé a vu s’effondrer la crédibilité de bien des fariboles, du communisme aux cultes monothéistes. Alors que le consumérisme et la rationalité triomphent, les nouvelles technologies nous aident à épancher notre soif d’absolu et de foi dans une vie meilleure. Seraient-elles une nouvelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le besoin de croire est constituant de l’homme. La fin du siècle passé a vu s’effondrer la crédibilité de bien des fariboles, du communisme aux cultes monothéistes. Alors que le consumérisme et la rationalité triomphent, les nouvelles technologies nous aident à épancher notre soif d’absolu et de foi dans une vie meilleure. Seraient-elles une nouvelle forme de spiritualité ?<br />
<span id="more-2345"></span><br />
Les églises se vident davantage chaque dimanche, alors que les « keynotes » des gourous de la technologie sont devenues des grands-messes que suivent avec dévotion des milliers de geeks passionnés. Le parallèle peut choquer à première vue mais il prend corps lorsqu’on regarde de près la gestuelle et le discours des géants de la technologie.</p>
<p>Ainsi, Microsoft, Apple, Google et GNU Linux sont quatre obédiences qui possèdent chacune leurs cohortes de fidèles et leurs « évangélistes » chargés de répandre la bonne parole. Dans le cas d’Apple et GNU Linux, les évangélistes sont les utilisateurs eux-mêmes qui, remplis d’amour pour leur système fétiche, tel des témoins de Jéhovah, s’emploient à recruter de nouveaux convertis (les fameux « switchers »).</p>
<p>Chaque culte a son « mantra », son dogme qui le distingue des autres. Microsoft érige les développeurs en héros. Google est l’apôtre du web et des standards. GNU Linux prêche les logiciels libres et ouverts. Apple a choisi l’expérience utilisateur comme valeur suprême. Pour en bénéficier pleinement, il faut d’ailleurs renoncer aux bienfaits des autres croyances et consentir une adhésion totale aux table(tte)s de la Loi venues de Cupertino.</p>
<p>Chaque église est animée par un messie. Chez Apple, le prophète se nomme Steve Jobs. Récemment sauvé de la mort in extremis, par une greffe du foie, chacune de ses apparitions est saluée avec ferveur par ses zélotes qui accueillent les annonces de la marque comme autant de miracles qui amélioreront leur vie quotidienne. De son côté, Microsoft a vu le départ de son père fondateur (Bill Gates), celui-ci a été remplacé par son fils spirituel, Steve Ballmer, qui tel un pasteur exhorte les assemblées à manifester leur joie à l’égard du Tout-Puissant (souvenez-vous du célèbre « I love this company »). Pour Google, le message est porté par une Sainte Trinité, le trio formé par Sergei Brin, Larry Page et Eric Schmidt. GNU Linux n’a pas d’église structurée, mais un prophète, Richard Stallman qui a édicté un texte sacré, la « GNU General Public Licence », suivi à la lettre par de nombreux activistes du libre, rassemblés derrière le discret Linus Thorvald, en charge du noyau. Pour l’anecdote, aujourd’hui la GNU GPL est le texte le plus reproduit au monde, loin devant la Bible. </p>
<p>Enfin, chaque église affiche sa propre iconographie qui fournit aux fidèles des signes de reconnaissance, comme aux premières heures du christianisme. Google associe un logo coloré à un design dépouillé. Les symboles GNU Linux sont des animaux : gnou, pingouin, éléphant, &#8230; Microsoft s’identifie au design de ses produits-vedettes Windows et Office. Les thuriféraires d’Apple se signalent par la fameuse pomme croquée, fruit convoité plutôt que défendu. A l’instar de la connaissance. </p>
<p>Poursuivant leur éternelle guerre depuis le schisme de Windows, Apple et Microsoft multiplient leur « Stores » magistraux, dont les voutes de cristal rappellent les vitraux de cathédrales. </p>
<p>Au-delà de ces similitudes qui ne sont pas toujours le fruit du hasard, ces nouvelles spiritualités reviennent à la source du mot « religion » : « religare » ou relier les hommes entre eux. Produits et services de grande consommation, les nouvelles technologies sont aussi des vecteurs de sociabilité qui invitent les individus à faire communauté autour d’elles. Chaque mise à jour de Windows, chaque nouveau produit d’Apple, chaque nouveau service de Google, chaque nouvelle distribution de GNU Linux remplit d’une joie éphémère des vies souvent vide de spiritualité. </p>
<p>Peuvent-elles pour autant insuffler un nouveau sens à nos existences ? A vous de juger.</p>
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		<title>Le temps des super héros</title>
		<link>http://www.brice.org/2010/11/04/le-temps-des-super-heros/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Nov 2010 12:43:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bienvenue dans une nouvelle ère, l’ère digitale. Je suis en effet intimement persuadé qu’avec le recul de quelques décennies nous réaliserons bientôt qu’à l’aube de ce troisième millénaire, nous sommes entrés dans un nouvel age, où le numérique a bouleversé de nombreuses règles du jeu. Un nouveau monde peuplé de super héros, les Digital Natives. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bienvenue dans une nouvelle ère, l’ère digitale. Je suis en effet intimement persuadé qu’avec le recul de quelques décennies nous réaliserons bientôt qu’à l’aube de ce troisième millénaire, nous sommes entrés dans un nouvel age, où le numérique a bouleversé de nombreuses règles du jeu. Un nouveau monde peuplé de super héros, les Digital Natives.<br />
<span id="more-2333"></span><br />
Rapellez-vous, il y a peu nous vivions dans l’ère analogique. Cet ancien monde vivait sous le joug de la rareté : rareté des ressources et des matières premières, rareté des moyens de communication, rareté des informations, rareté des possibilités d’accès à l’audience. </p>
<p>Dans le nouveau monde numérique, nous croulons littéralement sous l’abondance de l’offre. En effet en passant des atomes aux bits, certaines règles élémentaires d’économie sont devenues instantanément obsolète. Il n’y a par exemple pas de limite technique dans la multiplication et la distribution des produits et services immatériels. Dans l’ancien monde, pour <em>partager</em> un bien, on devait le <em>diviser</em>, ces deux verbes étaient même synonymes. Dans le monde digital, lorsque nous partageons un bien numérique, celui-ci se multiplie, créant ex nihilo de la valeur. Lorsqu’il s’agit de biens culturels, de connaissance, cette richesse est au bénéfice de toute la collectivité. Musique, films, jeux, télé, livres, &#8230; peu de la production culturelle échappe à cette lame de fond. Quand à la connaissance, elle percole à travers tous les canaux digitaux, site web, forums, blogs, emails, communautés en ligne, à commencer par Wikipedia. Meme les relations entre personnes se démultiplient, comme le montre le succès des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter.</p>
<p>D’ici quelques décennies, le temps que les <em>Digital Immigrants</em> que nous sommes aient disparus, le monde ne sera plus peuplé que de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Digital_native">Digital Natives</a>, une nouvelle génération qui n’a jamais connu un monde sans Internet et qui considèrent les smartphones, ces prothèses digitales connectées en permanence au réseau, comme faisant partie intégrante de leur existence.</p>
<p>A notre insu, et plus rapidement que par évolution de notre ADN, l’espèce humaine a <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Technological_singularity">muté technologiquement</a>. Les Digital Natives se rapprochent en effet des <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cyborg">cyborgs</a> décrits dans les romans de science-fiction du milieu du 20ème siècle. Ils sont dotées de super pouvoirs, à peine imaginables il y a seulement un siècle. Des aptitudes quasi divines : ils ont un accès instantané à quasi toute information par Google, video sur Youtube, à la connaissance par Wikipedia, ils sont capable d’être informé en temps réel de tout évènement à travers la planète par Twitter et les RSS feeds, à propos de la vie de leurs amis par Facebook et Netlog, il peuvent communiquer en images et son par Facetime et Skype, assister a n’importe quel évènement par <a href="http://qik.com/">Qik</a> ou <a href="http://www.ustream.tv/">Ustream</a>, ils peuvent consulter des millions d’ouvrages par Amazon Kindle et iBook, écouter n’importe quel morceau de musique à tout instant par <a href="http://www.spotify.com/">Spotify</a>, voir n’importe quel film par <a href="http://www.netflix.com/">Netflix</a>, ils peuvent enregistrer leur souvenirs par photo, ou en vidéo haute définition, il peuvent publier planétairement, n’importe quoi, n’importe quand via leur blog, leur podcasts, &#8230; </p>
<p>Ayant accès à des bibliothèques infinies et inépuisables, cette nouvelle génération perdra, à terme, le goût de consommer : pourquoi convoiter des objets physiques disponibles à portée de clavier et pour un coût quasiment dérisoire ? Pourquoi continuer de remplir ses étagères de boîtes et de CD quant leur contenu est entièrement virtualisé ? La possession qui n’aura d’autre finalité qu’elle-même tendra donc à disparaître à mesure que toute la connaissance se numérisera. </p>
<p>Le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Communicator_(Star_Trek)">communicator</a> de Star Trek, le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/William_Gibson">cyberspace</a> de William Gibson, la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Novlangue">novlangue</a> d’Oceania dans 1984 de Georges Orwell, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Project_Xanadu">Xanadu</a> de Ted Nelson, les terminaux futuristes de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Minority_Report">Minority Report</a> de Philip Kindrey Dick sont tous devenus réalité. Tout comme le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mundaneum">Mundaneum</a> de Paul Otlet et la <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Library_of_Babel">bibliothèque universelle</a> de Borgès, deux intellectuels qui avaient tous deux rêvé une connaissance totale et absolue, y trouveront à la fois la réalisation et l’achèvement de leur projet.</p>
<p>Pourtant dans ce monde digital merveilleux ou monstrueux (selon que l’on soit consommateur ou marchand de bien immatériel), les Digital Natives, démiurges affranchis des barrières de la matière, n’auront toujours qu’une seule vie et 24 heures par jour à leur disposition. Les nouvelles technologies permettent de tout dupliquer&#8230; sauf les secondes et les minutes.</p>
<p>Sources innombrables de jouissance infinie d’un côté, temps fini de l’autre. Cette mutation anthropologique va obliger les annonceurs à repenser en profondeur le rapport au client. Puisque la consommation n’est plus un but et une valeur en soi, les entreprises devront apprendre à transformer leurs marques en vecteurs de sens : comment mon produit, mon service, mon message, ma campagne, &#8230; peut-elle aider des consommateurs à donner une signification supplémentaire à leur existence ? Comment, dans l’infinité des choix possibles, puis-je aider mes clients à effectuer le bon, celui qui correspond réellement à ses attentes ?</p>
<p>Autant de challenges fondamentaux qui attendent les entreprises dans les prochaines années.</p>
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		<title>La course au bureau virtuel</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Sep 2010 09:58:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dépassé, l’e-mail ? Avec la montée en puissance des réseaux sociaux qui veulent, à l’image de Facebook, devenir les systèmes d’exploitation du web, on serait tenté de le croire. Pourtant, le courrier électronique continue de rencontrer les suffrages des internautes. Une récente étude de Microsoft pointait ainsi récemment que l’e-mail reste un canal privilégié lorsqu’il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dépassé, l’e-mail ? Avec la montée en puissance des réseaux sociaux qui veulent, à l’image de Facebook, devenir les <em>systèmes d’exploitation</em> du web, on serait tenté de le croire. Pourtant, le courrier électronique continue de rencontrer les suffrages des internautes. Une récente étude de Microsoft pointait ainsi récemment que l’e-mail reste un canal privilégié lorsqu’il s’agit d’envoyer une missive avec un caractère <em>officiel</em>, alors que les réseaux sociaux demeurent des plates-formes réservées avant tout aux loisirs et à la vie privée. De fait, la même enquête relevait que les utilisateurs ont seulement 50% de contacts communs à leur compte de messagerie et à celui sur les réseaux sociaux.<br />
<span id="more-2295"></span><br />
Dans ce contexte, pas étonnant que les grands acteurs du web continuent de se livrer une compétition acharnée pour proposer la meilleure suite d’outils qui permettra de gérer efficacement sa vie quotidienne. Ce qui veut dire partager son calendrier avec ses collègues et proches, organiser le contenu de sa boîte de réception, garder un coup d’œil sur les tâches à accomplir, stocker des documents pour pouvoir les consulter à tout moment… </p>
<p>Sur ce marché, on retrouve tous les géants de l’Internet :</p>
<ul>
<li>Google et <a href="http://www.gmail.com/">Gmail</a>, pièce majeure dans sa suite bureautique Google Apps. Gmail joue aussi un rôle important dans Android, le système d’exploitation que le géant de la recherche veut imposer dans le monde du mobile.</li>
<li>Microsoft et <a href="http://mail.live.com">Hotmail</a>, qui vient enfin de s’ouvrir aux autres plates-formes sociales comme Facebook ou Twitter. <a href="http://office.microsoft.com/en-us/outlook/outlook-social-connector-partner-listing-FX101812910.aspx">Outlook suit le même mouvement</a> depuis peu.</li>
<li>Apple et <a href="http://www.me.com/">MobileMe</a>, successeurs de .Mac et iTools. Steve Jobs décrit MobileMe comme <em>Exchange for the rest of us</em>, ce qui fixe clairement l’ambition de la marque à la pomme dans ce domaine.</li>
</ul>
<p>Mais on rencontre aussi des acteurs de format plus réduit :</p>
<ul>
<li><a href="http://www.zimbra.com/">Zimbra</a> est une suite collaborative rachetée successivement par Yahoo !, puis par VMware au début de cette année. Ce service est commercialisé à la fois en mode open-source  et en circuit fermé dans sa déclinaison commerciale.</li>
<li><a href="http://www.contactoffice.com">ContactOffice</a> est une société belge  active dans le segment du bureau virtuel depuis une dizaine d’années. Notre pays peut être fier de compter une société qui, longtemps avant les autres, a parié sur l’émergence de nouveaux usages nomades avant même qu’on ne parle de haut débit et de réseaux sans fil. Dans sa dernière évolution, ContactOffice offre une interface entièrement en Ajax, quasiment identique à celle d’une application installée traditionnellement sur le disque dur d’un ordinateur.</li>
</ul>
<p>Sur ce marché extrêmement compétitif, toutes ces entreprises innovent en permanence afin de proposer l’expérience la plus fluide et la plus souple possible aux utilisateurs. Un service à la pointe doit offrir par exemple ActiveSync, protocole conçu par Microsoft en 1996 et qui permet de synchroniser les informations (calendrier, tâches, messages…) entre le mobile et votre ordinateur. Outre Microsoft, Google et Apple ont eux aussi opté pour ce standard. Ils seront bientôt rejoints par ContactOffice.</p>
<p>L’enjeu sous-jacent de cette lutte est immense : être la référence des particuliers et des PME dans le domaine du <em>cloud computing</em> (littéralement <em>l’informatique dans les nuages</em>), ce mouvement de fond qui voit des milliers d’applications se transférer vers de gigantesques centres de données où les logiciels sont désormais disponibles à la demande, comme l’eau ou l’électricité. </p>
<p>Dans ce nouveau paysage, une question reste ouverte : qui sera le maître des données dans les nuages ?</p>
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		<title>The Digital Agencies of the Future!</title>
		<link>http://www.brice.org/2010/09/16/the-digital-agencies-of-the-future/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 09:46:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[The others Digital Agencies of the Future ! iPhone screen grabs taken betweem 7/2/2010 and now by Narrowdesign.com.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2304" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2010/09/emakina_iphone.jpg"><img src="http://www.brice.org/wp-content/uploads/2010/09/emakina_iphone-300x200.jpg" alt="www.emakina.com in mobile Safari (iPhone 4)" title="www.emakina.com in mobile Safari (iPhone 4)" width="300" height="200" class="size-medium wp-image-2304" /></a><p class="wp-caption-text">www.emakina.com in mobile Safari (iPhone 4)</p></div>
<p>The others <a href="http://www.narrowdesign.com/future/">Digital Agencies of the Future</a> ! iPhone screen grabs taken betweem 7/2/2010 and now by Narrowdesign.com.</p>
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		<title>La Sainte-Trinité d’Internet</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 11:43:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Microsoft a dominé les années 90 avec son système d’exploitation Windows. Google et son moteur de recherche ultra-performant ont été les icônes des années 2000. La prochaine décennie sera probablement celle d’un ménage à trois. Si Google devrait continuer d’occuper le devant de la scène, deux autres protagonistes lui disputent désormais son hégémonie : Apple [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Microsoft a dominé les années 90 avec son système d’exploitation Windows. Google et son moteur de recherche ultra-performant ont été les icônes des années 2000. La prochaine décennie sera probablement celle d’un ménage à trois. Si Google devrait continuer d’occuper le devant de la scène, deux autres protagonistes lui disputent désormais son hégémonie : Apple et Facebook. Trois acteurs pour une même ambition : devenir la plate-forme incontournable pour accéder aux contenus et service d’Internet.<br />
<span id="more-2270"></span><br />
Chaque membre du trio tente d’atteindre cet objectif avec une philosophie différente. Google est devenu le chantre d’un Internet ouvert et anarchique, dénué de toute barrière d’entrée aux points d’entrée multiples : navigateur, smartphone, bientôt Google TV. De son côté, Apple vise à créer une expérience plus contrôlé, qui englobera aussi bien le hardware (Mac, iPod, iPhones, iPad, Apple TV) et software, que la plate-forme de distribution et de paiement. Quant à Facebook, le réseau social de la planète ambitionne de se transformer en un véritable “système d’exploitation pour le web” qui fournit aux utilisateurs les outils dont ils ont besoin pour interagir avec leur entourage.</p>
<p>Trois visions différentes de l’Internet et trois environnements de développement  différents. </p>
<p>Google est un ardent promoteur des standards de développement dit “libres” d’HTML 5 et de Flash, qu’ils ont même intégrés à Chrome, leur navigateur. Google met à dispositions de nombreuses technologies de développement, comme GWT, Native Client, GAE. Mais Google peut rendre littéralement introuvable tout site web qui pour se faire mieux référencer enfreindrait les règles de Google. Pour développer pour Android, Google met a disposition un framework open-source et des outils gratuits mais ils contrôlent certaines parties clés d’Android.</p>
<p>Si <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Web_Hypertext_Application_Technology_Working_Group">Apple est à l’origine d’HTML5</a> et supporte le plugin Flash sur ses ordinateurs, pour les applications mobile, Apple impose l’usage de langages et frameworks déterminés et n’hésite pas à rejeter ceux qu’il juge obsolètes comme l’a montré le bannissement de Flash sur iOS, le système d&#8217;exploitation des iPhone, iPod Touch et de l’iPad. </p>
<p>Le monde du mobile fournit d’ailleurs une belle illustration de cette opposition majeure entre les deux rivaux : tandis qu’Android, le système d’exploitation de Google pour le mobile, est ouvert à toutes les applications sans filtre à l’entrée, Apple valide soigneusement chaque application disponible sur l’App Store pour vérifier sa qualité, sa sécurité et sa conformité avec certaines normes éthiques (avec toutes les ambigüités que renferme ce dernier critère). </p>
<p>Quant à Facebook, si dans un régime de semi-liberté les développeurs peuvent y créer des applications utilisant un framework propriétaire, le réseau social se réserve le droit de supprimer à tout instant les applications qui enfreignent ses règles de bonne conduite, en évolution permanente. </p>
<p>Pour les marques, cette lutte entre trois géants signifie deux évolutions majeures. Primo, le Web n’est plus la seule et unique destination des internautes. Il faut donc décliner sa marque et son message dans trois univers distincts qui possèdent chacun leurs spécificités. Secundo, le coût du marketing interactif pourrait se trouver réduit grâce à cette compétition : les environnements développés par Apple et Facebook forment un terreau propice au bouche à oreille et à l’effet viral. Dès qu’une application propose un service innovant ou pertinent, la rumeur et les mécanismes viraux font le reste en terme de propagation. Les campagnes de search advertising et de display advertising y sont superflues.</p>
<p>Corollaire pour les agences : celles-ci devront (apprendre à) maîtriser ces trois plateformes, en terme de développement, de conception mais aussi de planning stratégique. Il s’agira, à l’avenir, de garantir une expérience utilisateur optimale, intégrée, quel que soit le point de contact avec la marque ou le service : aujourd’hui ordinateur et téléphone portable, demain tablettes tactiles et télévisions interactives. Un beau défi qui va, une fois de plus, transformer les métiers liés aux médias interactifs.</p>
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		<title>Et le CRM devint social</title>
		<link>http://www.brice.org/2010/05/26/et-le-crm-devint-social/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 May 2010 21:58:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, la plupart des entreprises utilisent un logiciel de Customer Relationship Management (CRM). Objectif : mieux connaître leurs clients à travers une vue à 360 degrés sur l’ensemble des interactions qui se sont déjà produites avec les différents interlocuteurs d’une société. Centralisée dans une même base de données, cette information doit ensuite nourrir les départements [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, la plupart des entreprises utilisent un logiciel de Customer Relationship Management (CRM). Objectif : mieux connaître leurs clients à travers une vue à 360 degrés sur l’ensemble des interactions qui se sont déjà produites avec les différents interlocuteurs d’une société. Centralisée dans une même base de données, cette information doit ensuite nourrir les départements de vente et de marketing afin que ceux-ci puissent offrir des produits et services conformes aux attentes de la clientèle.</p>
<p>Les médias sociaux boulversent cette mécanique que les éditeurs de logiciels ont patiemment huilée depuis de nombreuses années. Facebook, Twitter et les blogs permettent aux internautes d’exprimer leur opinion sur les marques qui font partie de leur vie quotidienne avec une crédibilité bien plus grand que les marques. Avec Twitter, ces échanges public se déroulent en temps réel et peuvent construire – ou détruire &#8211; la réputation d’une marque en quelques jours, voire en quelques heures. Cette montée en puissance de l’expression publique personelle démultiplient les possibilités des CRM. On pourra coller bien plus efficacement aux besoins d’un client si on connaît son profil, son mode de vie.<br />
<span id="more-2246"></span><br />
La dimension « sociale » est donc la nouvelle frontière du CRM. Cette évolution signifie que les bases de données doivent désormais s’enrichir d’une segmentation supplémentaire : à côté des critères habituels (âge, sexe, niveau de revenu…), et de ceux propres au métier de l’entreprise chaque contact peut être enrichi de son empreinte dans les médias sociaux. Profil sur Facebook, compte sur Twitter, blog, appartenance à des communautés au sein de plateformes comme Netlog, Hybes, Facebook… Les dialogues via les messageries instantanées, les messages de Facebook voire la VoIP, la videoconférence devraient aussi être capturée par les CRM.,Le B2B n’échappe pas non plus à ce mouvement grâce à la mine d’informations que représentent les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo, Xing…).</p>
<p>Autrement dit, il ne s’agit plus de considérer le client comme un individu isolé mais dans le contexte de réseaux sociaux qui précisent son identité, exprime ses intérêts, ses besoins.<br />
Les CRM Sociaux permettre une veille riche d’insights, permet de prévenir les « buzz » négatifs. Enfin il vise à gérer de véritables conversations où le feed-back du client est pris en compte intégralement. </p>
<p>D’une façon générale, Brent Leary distingue trois différences majeures entre le CRM Social et le CRM « ancienne école » :</p>
<p><strong>Content-driven (vs. Data-driven):</strong> Dans les années 90, les entreprises ont commencé à investir massivement dans le CRM comme solution permettant de stocker les contacts et de les rendre plus opérationnels en terme de suivi commercial. Avec le CRM social, cet enjeu se double d’une nécessité de connaître le client, d’engager un dialogue avec lui et de lui proposer du contenu adapté au bon format : presentation slideshare, RSS, podcast, vidéo sur YouTube, etc.</p>
<p><strong>Conversation-centric (vs. Process-centric):</strong> Jusqu’à présent, le CRM a servi à optimiser des séquences d’interaction avec le client, qu’il s’agisse du support ou du cycle de vente. Le CRM social est plus orienté vers la conversation permanente. Celle-ci peut déjà avoir commencé sans l’intervention de votre société. Cela signifie qu’il faut privilégier l’écoute du client et l’échange sur un pied d’égalité au détriment du bombardement unilatéral de messages.</p>
<p><strong>People and community-focused (vs. Operationally-focused):</strong> Comme souligné plus haut, le CRM traditionnel est avant tout une affaire de processus et d’allocations optimales des ressources au sein de l’entreprise. Le CRM social déplace le centre de gravité vers la relation avec des personnes et des communautés. C’est, dans le fond, un retour aux sources dans la gestion de la relation avec le client. </p>
<p>Prêt à revoir vos fondamentaux ?</p>
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		<title>Le crowdsourcing au service de l’entreprise</title>
		<link>http://www.brice.org/2010/03/31/le-crowdsourcing-au-service-de-l%e2%80%99entreprise/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 19:34:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si vous suivez l’actualité des nouvelles technologies, nul doute que vous avez déjà entendu parler de crowdsourcing. Forgé par deux journalistes du magazine Wired, ce concept désigne un nouvelle démarche par laquelle une entreprise “externalise“, à moindre coût, certaines tâches auprès des internautes afin de trouver la solution à un problème. Illustration typique : dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous suivez l’actualité des nouvelles technologies, nul doute que vous avez déjà entendu parler de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Crowdsourcing">crowdsourcing</a>. Forgé par deux journalistes du magazine Wired, ce concept désigne un nouvelle démarche par laquelle une entreprise “externalise“, à moindre coût, certaines tâches auprès des internautes afin de trouver la solution à un problème. Illustration typique : dans les médias, il est désormais chose courante d’utiliser l’Internet pour trouver des témoins, récolter du matériel photo ou vidéo etc. Dans un registre plus marketing, certaines marques ont déjà demandé la contribution d’internautes pour créer un nouveau produit, inventer une campagne publicitaire selon un briefing déterminé etc. Autre cas significatif, les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Prediction_market">prediction markets</a>, qu’on peut décrire comme des  “bourses de paris” qui entendent prédire, par exemple, le succès d’un produit grâce à la participation à grande échelle de plusieurs milliers de joueurs.<br />
<span id="more-2175"></span><br />
A l’usage, le crowdsourcing ne délivre cependant pas toutes ses promesses. La barrière est celle du professionnalisme : bien qu’elle permette d’accomplir certaines actions basiques (rédiger un article sur Wikipedia, agréger des photos sur Flickr&#8230;), cette technique peine à fonctionner lorsqu’on l’applique à des projets plus complexes qui nécessitent un minimum de rigueur et de contact humain.</p>
<p>Si le crowdsourcing accuse vite ses limites quand il s’agit du grand public, je pense toutefois que cette technique peut rendre un précieux service si on l’exploite au sein même d’une entreprise pour gérer l’innovation et stimuler la créativité des collaborateurs. A la différence de la masse des internautes, ces derniers ont effet l’avantage de connaître l’entreprise de l’intérieur, d’être familiarisés avec ses valeurs et de vivre ses problèmes au quotidien.</p>
<p>Ces dernières années, de nombreuses sociétés ont intégré des outils estampillés “Web 2.0” pour favoriser une communication plus horizontales entre leurs départements et leurs employés : blogs, wikis, réseaux sociaux etc. Objectif : faire remonter plus vite les meilleures idées en court-circuitant la voie hiérarchique traditionnelle. Malheureusement, ce déploiement ne s’est pas accompagné de processus internes qui permettent de trier ce contenu “user-generated” et de le transformer en données opérationnelles pour l’entreprise. Autrement dit : comment atteindre un équilibre satisfaisant entre la libre expression de chacun et la discipline nécessaire à la création de valeur ajoutée ?</p>
<p>Cette équation, une nouvelle génération d’acteurs entend la résoudre en proposant des plates-formes plus élaborées qui visent à filtrer plus efficacement l’information grâce à un système de flux, de hiérarchisation, de récompenses pour les meilleures contributions etc. Les protagonistes se nomment <a href="http://www.innovationfactory.eu/how-do-we-do-it/tools/ideanet/">IdeaNet</a>, <a href="http://www.brightidea.com/new_2.bix">Brightidea</a>, <a href="http://www.imaginatik.com/">Imaginatik</a>, <a href="http://spigit.com/">Spigit</a>&#8230; Un premier <a href="http://www.e-crowdsourcing.org">workshop</a> sur cette thématique se tiendra d’ailleurs à Vienne en juillet prochain. Ses deux instigateurs travaillent respectivement pour HP et IBM. Des cartes de visite qui parlent d’elles-mêmes quant à l’intérêt que suscite déjà cette tendance&#8230;.</p>
<p>La période de crise que nous traversons actuellement est propice à ce type d’expérimentations. Plus que jamais, les entreprises ont besoin de défendre leurs avantages compétitifs par l’innovation et l’inventivité. Bien encadrés, les apports conceptuels du Web 2.0 peuvent les aider à trouver, en leurs murs, les idées qui feront la différence. Bienvenue dans l’enterprise crowdsourcing. </p>
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		<title>Pour libérer la connaissance, votez pirate</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 10:12:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A l’issue des dernières élections européennes, un nouvelle formation politique a fait son entrée dans l’hémicycle de Strasbourg : le Parti Pirate. Né en Suède, celui-ci a recueilli plus de 7% des voix lors du scrutin et a même réussi à faire élire deux députés européens. Leur doctrine, selon le site officiel : &#8220;Nous sommes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l’issue des dernières élections européennes, un nouvelle formation politique a fait son entrée dans l’hémicycle de Strasbourg : <a href="http://www.pirateparty.be/">le Parti Pirate</a>. Né en Suède, celui-ci a recueilli plus de 7% des voix lors du scrutin et a même réussi à faire élire deux députés européens. Leur doctrine, selon <a href="http://www.partipirate.org">le site officiel</a> : &#8220;<em>Nous sommes de simples citoyens du monde entier, que l&#8217;on traite de &#8220;pirates&#8221; parce qu&#8217;ils défendent le partage de la culture et de l&#8217;information. Cet accès libre et égal pour tous, la technologie le permet : seuls nous en séparent aujourd&#8217;hui quelques intérêts privés, commerciaux ou politiques. </em>&#8221; Autrement dit, <a href="http://www.facebook.com/pirateparty.be">le parti pirate</a> combat farouchement la propriété intellectuelle. Et je partage certaines de leurs vues sur la question.<br />
<span id="more-2142"></span><br />
A l’ère numérique, notre arsenal législatif sur propriété intellectuelle, en l&#8217;état, est totalement obsolète. Je dirais même qu’il est une entrave scandaleuse au partage du savoir et à la libre circulation des idées. Au nom de la propriété intellectuelle, les pays du tiers-monde ne peuvent accéder au progrès scientifique et à quantité de médicaments protégés par les brevets que déposent les grands groupes pharmaceutiques. Au nom de la propriété intellectuelle, des œuvres culturelles majeures, plongent dans l&#8217;oubli, voient leur diffusion restreinte pour une durée interminable, même après le décès de leur auteur. </p>
<p>La durée d’exercice du droit de la propriété intellectuelle se prolonge en effet durant les 70 années qui suivent cet événement, au bénéfice des ayants-droits (famille, …).  Délais que les Etats-Unis, sous l&#8217;influence du lobby des majors et notablement de la Disney Company, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Copyright_Term_Extension_Act">ont prolongés</a> déraisonnablement lors du Mickey Mouse Protection Act. A cause de celui-ci aucune oeuvre postérieure à 1923 ne tombera dans le domaine public avant 2019. Voila probablement le plus grand hold-up de l&#8217;histoire de l&#8217;humanité. Un hold-up en col blanc, commis dans le silence complice des juristes, et de l&#8217;Union européenne. Une véritable spoliation de la production intellectuelle humaine, incompréhensible dans notre époque de grande fertité créative, en pleine accélération des échanges provoqué par la révolution Internet. </p>
<p>Bref, il est temps de revoir notre législation sur la propriété intellectuelle par de nouveaux dispositifs plus adaptés à l&#8217;ère digitale dans laquelle nous sommes à présent entré de plain-pied. Mais quels sont les modèles alternatifs possibles ?</p>
<p>La première piste est celle de <a href="http://creativecommons.org/international/be/">Creative Commons</a>. Inspiré l&#8217;esprit des <a href="http://www.fsf.org/licensing/licenses">licences GNU</a> (<a href="http://www.fsf.org/">Free Software Foundation</a>) qui ont contribué à l&#8217;essor du logiciel libre, ce système juridique permet aux titulaires de droits d&#8217;autoriser certaines utilisations bien déterminées, tout en ayant la possibilité de réserver les exploitations commerciales, les œuvres dérivées ou le degré de liberté. Les Creative Commons peuvent s’appliquer à n’importe quel type de création : texte, son, image, site web… Les Creative Commons ont d’ailleurs été transposés en Belgique sous l’impulsion du CRID (Centre de Recherche Informatique et Droit) des Facultés universitaires de Namur.</p>
<p>Une deuxième approche est celle de Google. Comme vous le savez, l’entreprise de Moutain View s’est lancée dans la numérisation massive des bibliothèques avec son programme <a href="http://books.google.com/">Google Books</a>. Mais comment Google fait-il pour gérer la question des droits d’auteur pour chacun des millions de livres qui passent sous ses scanners ? La réponse est simple : tant qu’un ayant-droit ne se manifeste pas, Google continue son processus de numérisation et de mise à disposition du contenu sur le Net. Bien entendu, les éditeurs hurlent. Les auteurs aussi. Ce « modus operandi » a déjà valu à Google plusieurs condamnations en justice… Mais peut-on raisonnablement empêcher l’humanité entière d’accéder librement au savoir sous couvert du respect du droit d’auteur et de la protection de quelques intérêts particuliers ? Difficile d’affirmer que cette situation est soutenable à long terme.</p>
<p>Comme le soulignait le Prix Nobel d’Economie Paul Krugman dans le colonnes du New York Times en 2006 : « <em>Bit by bit, everything that can be digitized will be digitized, making intellectual property ever easier to copy and ever harder to sell for more than a nominal price. And we’ll have to find business and economic models that take this reality into account. It won’t all happen immediately. But in the long run, we are all the Grateful Dead.</em> »</p>
<p><strong>See also : </strong></p>
<ul>
<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Anti-copyright">Anti-copyright</a><br />
<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lawrence_Liang">Lawrence Liang</a></ul>
]]></content:encoded>
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		<title>La revanche du Web structuré</title>
		<link>http://www.brice.org/2009/12/30/la-revanche-du-web-structure/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Dec 2009 14:06:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thoughts]]></category>
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		<description><![CDATA[Souvenez-vous : au milieu des années 90, il y avait deux visions, concurrentes et radicalement opposées, quant au devenir des réseaux numériques. La première était représentée par Compuserve et défendait une architecture structurée du réseau : Compuserve formait un système fermé qui possédait sa propre nomenclature et ses propres applications inaccessibles aux non-abonnés. Face à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Souvenez-vous : au milieu des années 90, il y avait deux visions, concurrentes et radicalement opposées, quant au devenir des réseaux numériques. La première était représentée par <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Compuserve">Compuserve</a> et défendait une architecture structurée du réseau : Compuserve formait un système fermé qui possédait sa propre nomenclature et ses propres applications inaccessibles aux non-abonnés. Face à  Compuserve, on trouvait d&#8217;autres acteurs de premier plan comme <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/America_Online/">America Online</a> et màªme Apple qui offrait son défunt &#8220;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/EWorld">eWorld</a>&#8220; aux premiers téméraires qui arpentaient le réseau balbutiant (moi par exemple).<br />
<span id="more-2068"></span><br />
La seconde était celle du <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Www">World Wide Web</a>, invention de Tim Berners-Lee et du Belge Robert Cailleaux, d&#8217;un réseau anarchique, décentralisé, ouvert à  tous les internautes connectés à  la Toile. Ce fut l&#8217;objet d&#8217;un débat passionné que j&#8217;ai mené avec <a href="http://p2pfoundation.net/Founders">Michel Bauwens</a> en 1995. Je plébiscitais l&#8217;univers bien ordonné de Compuserve, Michel défendait le Web. On connaît la suite : l&#8217;hypothèse de Michel l&#8217;a emporté. J&#8217;avais raison trop tôt, c&#8217;est à  dire que j&#8217;avais tort&#8230; C&#8217;est Google qui, bien des années plus tard, a corrigé ma principale critique du web en rendant accessibles les informations dispersées dans le chaos engendré par le World Wide Web.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, on assiste à  un retour en force des &#8220;walled gardens&#8221; au contenu contrôlé et architecturé : <a href="http://www.netlog.com/">Netlog</a>, <a href="http://www.myspace.com">MySpace</a>, <a href="http://www.linkedin.com/">LinkedIn</a>, <a href="https://www.xing.com/">Xing</a>, <a href="http://www.viadeo.com/">Viadeo</a>, <a href="http://www.orkut.com/">Orkut</a>, <a href="http://virb.com">Virb</a>, <a href="http://www.bebo.com/">Bebo</a>, &#8230; Le meilleur représentant de cette tendance n&#8217;est autre que le réseau social <a href="http://www.facebook.com/">Facebook</a> et ses 265 millions de membres sur la planète. Comme Compuserve, Facebook est un club privé dont l&#8217;utilisation nécessite un enregistrement préalable. Son contenu est divisé en groupes et pages, avec une navigation commune et des fonctionalités standardisées. Mais la technique de monétisation a changé : on ne paye plus l&#8217;accès en donnant sa carte de crédit mais en accordant son attention aux messages publicitaires.</p>
<p>Ce retour aux univers &#8220;isolés&#8221; est d&#8217;autant plus important que l&#8217;accès à  l&#8217;Internet est de plus en plus hétérogène : à  côté de l&#8217;ordinateur équipé d&#8217;un navigateur, on voit aujourd&#8217;hui une montée en puissance du GSM, de la console de jeu portable, de la console de salon&#8230;  comme moyens de surfer sur la Toile. Ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas un hasard si Facebook a développé des versions sur mesure pour la <a href="http://www.xbox.com/en-US/live/features/facebook.htm">Xbox</a>, <a href="http://www.facebook.com/apps/application.php?id=6628568379">l&#8217;iPhone</a> et <a href="http://www.facebook.com/apps/application.php?id=74769995908">Android</a> : cette diversification suit l&#8217;évolution du comportement des internautes qui souhaitent pouvoir se connecter au réseau en toutes circonstances. Les plates-formes au contenu structuré peuvent facilement développer des interfaces de consultation adaptées à  ces terminaux, ce qui leur donne un avantage sur le web déstructuré, galaxie d&#8217;interfaces innombrables et de données disparates. </p>
<p>Cette évolution pose une question intéressante aux marques : faut-il plutôt se cantonner au Web anarchique, migrer sa présence dans les environnements de type Facebook ou&#8230; créer ex nihilo une plate-forme estampillée à  ses propres couleurs et multiplier les interfaces d&#8217;accès ? Quand on est un acteur de format mondial, le problème ne se pose probablement pas en ces termes, puisque cette catégorie d&#8217;entreprises a les capacités d&#8217;envisager toutes les options pour assurer une &#8220;brand experience&#8221; optimale et coordonnée : Web, iDTV, Xbox, PS3, Wii, iPhone, Android, Windows Phone, Symbian&#8230; En revanche, l&#8217;équation est plus ardue à  résoudre quand on joue dans une division inférieure et qu&#8217;il faut choisir un nombre limité de portes d&#8217;entrée vers son univers de marque. Un défi stratégique pour les années à  venir.</p>
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		<title>Comics on your PSP</title>
		<link>http://www.brice.org/2009/12/18/comcis-on-your-psp/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 09:22:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
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		<description><![CDATA[With Digital Comics and a PSPâ„¢ you can own some of the best comics ever written. Just choose your favourite characters, download and enjoy. The catalogue grows every week, and with AutoFlow your eyes are guided across each page just as the artists intended. Source : http://uk.playstationcomics.com/]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="560" height="340"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/WWcKxWiMbss&#038;hl=en_US&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/WWcKxWiMbss&#038;hl=en_US&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="560" height="340"></embed></object></p>
<p>With Digital Comics and a PSPâ„¢ you can own some of the best comics ever written. Just choose your favourite characters, download and enjoy. The catalogue grows every week, and with AutoFlow your eyes are guided across each page just as the artists intended.</p>
<p>Source : <a href="http://uk.playstationcomics.com/">http://uk.playstationcomics.com/</a></p>
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		<title>Future of Magazines ?</title>
		<link>http://www.brice.org/2009/12/17/future-of-magazines/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 20:40:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Movies]]></category>
		<category><![CDATA[Thoughts]]></category>

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		<description><![CDATA[Via Blogging The News]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center;"><object width="600" height="350"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="movie" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8217311&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" /><embed src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=8217311&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" width="600" height="350"></embed></object></p>
<p>Via <a href="http://www.bloggingthenews.info/blogging_the_news/2009/12/mag-h-2-avant-le-premier-vrai-digital-magazine.html">Blogging The News</a></p>
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		<title>Drama 2.0 : vers une nouvelle forme de narration interactive</title>
		<link>http://www.brice.org/2009/11/27/drama-2-0-vers-une-nouvelle-forme-de-narration-interactive/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Nov 2009 16:34:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thoughts]]></category>
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		<description><![CDATA[&#8220;Il était une fois&#8230;&#8221; Pendant des siècles, la façon de raconter des histoires n&#8217;a pas varié d&#8217;une virgule. Les règles de leur déroulement étaient immuables et intangibles : unités de temps, d&#8217;espace et d&#8217;action. Ces principes fondamentaux du récit sont aujourd&#8217;hui en train de voler en éclat sous la pression des médias numériques. Cette tendance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Il était une fois&#8230;&#8221; Pendant des siècles, la façon de raconter des histoires n&#8217;a pas varié d&#8217;une virgule. Les règles de leur déroulement étaient immuables et intangibles : unités de temps, d&#8217;espace et d&#8217;action. Ces principes fondamentaux du récit sont aujourd&#8217;hui en train de voler en éclat sous la pression des médias numériques.<br />
<span id="more-2066"></span><br />
Cette tendance se nomme le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Transmedia_storytelling">transmedia storytelling</a>, c&#8217;est-à-dire la démarche de combiner anciens et nouveaux médias afin de créer de nouveaux modes de narration. Historiquement, une des premières tentatives (réussies) du genre est le film &#8220;The Blair Witch Project&#8221; (1999) qui a utilisé différents canaux interactifs pour construire un entrelacs de rumeurs et légendes urbaines avant sa sortie en salles. Résultat : carton au box office mondial malgré un budget très modeste. Devenu un cas d&#8217;école, le buzz engendré par ce dispositif inspire encore aujourd&#8217;hui la promotion des blockbusters hollywoodiens comme l&#8217;a montré <a href="http://www.corruptiontheory.com/">la</a> <a href="http://www.whowillsurvive2012.com/">campagne</a> <a href="http://thisistheend.com/">marketing</a> qui a <a href="http://www.facebook.com/FarewellAtlantisNovel">entouré</a> la <a href="http://www.newsdoneright.com/">récente</a> <a href="http://www.instituteforhumancontinuity.org/">sortie</a> du <a href="http://www.farewellatlantis.com/">long-métrage</a> &#8220;2012&#8243; de Roland Emmerich. Aujourd&#8217;hui on parle de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Drama_2.0">Drama 2.0</a>.</p>
<p>Parallèlement, une autre approche du &#8220;storytelling&#8221; s&#8217;est développée avec les <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Alternate_reality_game">Alternate Reality Games</a>. Ces jeux &#8220;sérieux&#8221; racontent une histoire dont les acteurs ne sont autres que les joueurs eux-mêmes. A eux de réunir des indices, de résoudre des énigmes, de traquer les coupables&#8230; dans une mise en scène grandeur nature où les nouveaux médias permettent d&#8217;assembler les pièces du puzzle. En Belgique, la société La Mosca propose ainsi aux entreprises de faire du &#8220;team building&#8221; à  travers un jeu d&#8217;action à  la fois urbain et technologique. &#8220;Traversez l&#8217;écran et créez-vous une nouvelle vie ! Invitez vos amis pour un jeu bourré d&#8217;action, de tension et de stratégie. Rendez-vous en ville et soyez prêt pour <a href="http://www.lamosca.be/thetarget_vrienden.htm">The target</a>, un jeu de poursuite où 3 équipes de police pourchassent un gangster échappé de prison. Leurs armes : un GSM et un GPS.&#8221;, nous dit le site de La Mosca. </p>
<p>Dernière évolution en date, celle de l&#8217;<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Augmented_reality">Augmented Reality</a>. Wikipedia définit se concept comme une &#8220;vision directe ou indirecte d&#8217;un environnement physique où certains éléments se mélangent avec une imagerie générée par ordinateur&#8221;. Autrement dit, la représentation du réel est enrichie de données numériques pour engendrer une nouvelle perception des objets qui entourent l&#8217;utilisateur. La meilleure illustration actuelle est l&#8217;application &#8220;Layar&#8221; qui transforme l&#8217;iPhone 3GS en &#8220;navigateur à  réalité augmentée&#8221; ajoutant des couches d&#8217;information en surimpression de l&#8217;image captée par la caméra vidéo.</p>
<p>Ensemble, tous ces phénomènes émergents ouvrent une nouvelle voie excitante aux réalisateurs, scénaristes et programmateurs de chaînes qui disposent désormais de fabuleux outils  pour inventer de nouveaux formats où le spectateur fera partie intégrante de la mise en scène et sera même capable d&#8217;influencer le cours des événements. C&#8217;est n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas un hasard si le programme MEDIA de la Commission européenne alloue à  présent une partie de ses subsides à  des projets cinématographiques innovants qui exploreront ces possibilités d&#8217;interaction inédites avec le public.</p>
<p>Les marques y trouveront aussi un fabuleux terrain de jeu pour exprimer les qualités et valeurs de leurs produits. Le principe de &#8220;brand story&#8221; qui s&#8217;est développé ces dernières années va enfin révéler toute sa portée et engendrer un nouveau type de relation avec le consommateur. C&#8217;est en tout cas l&#8217;une des directions que nous comptons prochainement explorer chez Emakina. L&#8217;histoire ne fait que commencer&#8230;</p>
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		<title>De la noosphère au web sémantique</title>
		<link>http://www.brice.org/2009/10/23/de-la-noosphere-au-web-semantique/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 17:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[General]]></category>
		<category><![CDATA[Thoughts]]></category>
		<category><![CDATA[linkedin]]></category>

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		<description><![CDATA[Au début du 20e siècle, le chercheur et philosophe français Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955) développe le concept de noosphère inventé par Vladimir Vernadsk. Wikipedia décrit la noosphère comme une &#8220;représentation d&#8217;une couche de faible épaisseur entourant la Terre (&#8230;) qui matérialiserait à la fois toutes les consciences de l&#8217;humanité et toute la capacité de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au début du 20e siècle, le chercheur et philosophe français <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pierre_Teilhard_de_Chardin">Pierre Teilhard de Chardin</a> (1881-1955) développe le concept de noosphère inventé par <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Vernadsky">Vladimir Vernadsk</a>. Wikipedia  décrit la noosphère comme une &#8220;représentation d&#8217;une couche de faible épaisseur entourant la Terre (&#8230;) qui matérialiserait à la fois toutes les consciences de l&#8217;humanité et toute la capacité de cette dernière à penser&#8221;.<br />
<span id="more-2056"></span><br />
Teilhard de Chardin pressent l&#8217;avènement d&#8217;une planète unifiée et mondialisée où les idées circuleraient librement parmi une humanité qui aurait pris conscience d&#8217;elle-même. Or, pour l&#8217;auteur, cette émergence d&#8217;une intelligence &#8220;planétisée&#8221; (selon sa propre expression) ne serait pas le fruit d&#8217;une élévation spirituelle ou mystique mais bien le fruit de la rationalité : cette fusion des activités intellectuelles conduirait à des gains d&#8217;efficacité au bénéfice du plus grand nombre.</p>
<p>A la même époque, le savant belge Paul Otlet (1868-1944) imagine le <a href="http://www.mundaneum.be">Mundaneum</a>, une sorte d&#8217;&#8221;Internet de papier&#8221; qui réunit dans un même lieu &#8220;l&#8217;ensemble des connaissances du monde sous toutes ses formes (livres, affiches, presses venant du monde entier&#8230;)&#8221;, dixit encore Wikipedia. Face à l&#8217;ampleur de la tâche, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Otlet">Paul Otlet</a> dut renoncer à son projet. Pour les curieux, ce centre de documentation est encore accessible de nos jours à Mons.</p>
<p>L&#8217;écrivain de science-fiction <a href="http://www.philipkdick.com/">Philip K. Dick</a> a repris ensuite à son compte l&#8217;idée de noosphère en franchissant un pas supplémentaire. Selon Dick, nous sommes en contact avec la noosphère dans notre sommeil. Quand vous vous réveillez le matin avec une idée géniale, cette dernière ne serait rien d&#8217;autre que l&#8217;émanation de cette noosphère symbolique qui se manifesterait à travers nos rêves.</p>
<p>Plus tard encore, <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ted_Nelson">Ted Nelson</a>, un des pères conceptuels de l&#8217;Internet, a permis à la noosphère de se concrétiser davantage encore avec l&#8217;invention du lien hypertexte qui a révolutionné la façon dont nous accédons à la connaissance. Mais Ted Nelson voit cependant beaucoup plus loin. Cet informaticien et artiste travaille toujours à <a href="http://www.xanadu.com/">Xanadu</a>, un immense projet qui viserait à créer une bibliothèque virtuelle illimitée en libre accès.</p>
<p>Que ce soit chez de Chardin, Otlet, Dick ou Nelson, cette agrégation de millions d&#8217;informations se heurte toutefois à la question du sens : comment lui conférer une organisation logique qui dépasse le simple empilement de données ? Cette &#8220;quête du sens&#8221; est aujourd&#8217;hui au coeur de toutes les recherches que mènent des géants de l&#8217;Internet comme Google : s&#8217;ils sont capables d&#8217;indexer le web et d&#8217;en faire une première hiérarchie sommaire, les moteurs de recherche ne peuvent en effet interpréter réellement l&#8217;information qu&#8217;ils inventorient en écumant le réseau. C&#8217;est ce défi qui mobilise aujourd&#8217;hui toutes les énergies et le <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/RDFa">RDFa</a> pourrait détenir la solution. Ce standard, créé en 2004 par Mark Birbeck et <a href="http://www.w3.org/TR/RDFa-syntax/">adopté par le W3C</a>, ambitionne de donner davantage de signification à l&#8217;information disponible sur le réseau (c&#8217;est le fameux &#8220;Web 3.0&#8243; dont on parle régulièrement).</p>
<p>Plutôt que de reconstruire l&#8217;Internet de zéro, le RDFa propose d&#8217;exploiter la structure existante et d&#8217;ajouter des informations dans le HTML tel qu&#8217;on l&#8217;utilise aujourd&#8217;hui. Une idée simple et pragmatique qui pourrait bien marquer le vrai coup d&#8217;envoi de la sémantisation du web et bouleverser la façon dont nous utilisons les nouvelles technologies.</p>
<p>Des géants de l&#8217;Internet comme <a href="http://googlewebmastercentral.blogspot.com/2009/05/introducing-rich-snippets.html">Google</a> ou <a href="http://developer.yahoo.com/searchmonkey/">Yahoo</a> ! ont déjà adopté le RDFa, tandis que l&#8217;outil de gestion de contenu Drupal envisage de l&#8217;intégrer à sa plate-forme. </p>
<p>Ancêtre du Web 3.0 (ou web sémantique), la noosphère pourrait donc  devenir réalité grâce au RDFa. Le diable est dans les détails, a-t-on coutume de dire. L&#8217;innovation aussi&#8230;</p>
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		<title>Je suis un gamer</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 09:17:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Movies]]></category>
		<category><![CDATA[Thoughts]]></category>

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		<description><![CDATA[Je crois sincèrement que les jeux video sont à la base du phénomène culturel le plus important de cette décennie. La somme des talents qui conjuguent leur créativité dans ce secteur dépasse l&#8217;entendement. Heureusement que les revenus générés par cette industrie &#8211; qui dépassent ceux du cinéma &#8211; permettent de financer les armées de créatifs, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="560" height="340"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/FdCrE0lO9Mw&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/FdCrE0lO9Mw&#038;hl=en&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="560" height="340"></embed></object></p>
<p>Je crois sincèrement que les jeux video sont à la base du phénomène culturel le plus important de cette décennie. La somme des talents qui conjuguent leur créativité dans ce secteur dépasse l&#8217;entendement. Heureusement que les revenus générés par cette industrie &#8211; qui dépassent ceux du cinéma &#8211; permettent de financer les armées de créatifs, techniciens, managers, nécessaire pour produire ces expériences ludiques.<br />
<span id="more-2051"></span><br />
Car il ne s&#8217;agit plus de développer de simples jeux-videos, mais de bâtir des univers multi-sensoriels, des espaces tridimensionnels, peuplés de personnages intelligents, parfois évolutifs, vivant des histoires aux embranchements innombrables, enrobés de cinématique hollywoodienne, de créer de nouveaux paradigmes mélant l&#8217;incarnation de personnages par le joueur à cette science nouvelle, le &#8220;gameplay&#8221; qui combine règles formelles, équilibres subtils, ambiguïtés et polarisations, interactions des possibles avec l&#8217;ergonomie des contrôleurs variant du simple gamepad à la balance board.  </p>
<p>A mes yeux, certains de ces jeux dépassent par leur ampleur, leur richesse, leur complexité, leur beauté, la puissance des émotions qu&#8217;ils peuvent susciter à leur usage, les oeuvres humaines les plus ambitieuses du passé. </p>
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		<title>Le numérique mettra-t-il fin au besoin de posséder ?</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 13:33:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[General]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous avez passé la première partie de votre vie à entasser des livres, des CD, des jeux vidéo, des DVD&#8230; sur vos étagères. Demain, ces mêmes étagères seront vides, voire absentes de votre domicile. Vous ne me croyez pas ? Regardons ensemble les changements à l&#8217;oeuvre dans l&#8217;industrie de la culture et des loisirs. Nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous avez passé la première partie de votre vie à entasser des livres, des CD, des jeux vidéo, des DVD&#8230; sur vos étagères. Demain, ces mêmes étagères seront vides, voire absentes de votre domicile. Vous ne me croyez pas ? Regardons ensemble les changements à l&#8217;oeuvre dans l&#8217;industrie de la culture et des loisirs.<br />
<span id="more-2045"></span><br />
Nous le savons tous : le CD meurt à petit feu sous les coups de boutoir de l&#8217;Internet, que les nouveaux types de consommation musicaux soient légaux (comme <a href="http://www.apple.com/itunes/">iTunes</a>) ou illégaux. L&#8217;étape ultime de cette transformation (ainsi que la solution à l&#8217;épineuse question du droit d&#8217;auteur) pourrait être le déjà célèbre <a href="http://spotify.com/">Spotify</a>, nouvelle start-up suédoise qui propose plusieurs millions de morceaux musicaux en streaming avec une qualité audio équivalente à celle d&#8217;un CD classique. L&#8217;idée maîtresse de Spotify : vous ne possédez pas la musique que vous écoutez (même pas les fichiers) mais, en revanche, vous bénéficiez de l&#8217;accès illimité à un immense catalogue pour la modique somme de dix dollars par mois. </p>
<p>L&#8217;industrie cinématographique suit le même courant de dématérialisation comme le montre l&#8217;émergence du &#8220;video on demand&#8221; sur les plates-formes de télévision interactive. Plus encore, l&#8217;ouverture d&#8217;iTunes au téléchargement de films va accélérer ce processus. Avec la combinaison entre iTunes et <a href="http://www.apple.com/appletv/">Apple TV</a>, la société de Steve Jobs suit une philosophie identique à celle de Spotify : l&#8217;image et le son deviennent des suites de 0 et de 1 qui transitent uniquement par le réseau, sans aucune contrepartie physique. Le medium est le message, en quelque sorte.</p>
<p>Même tendance dans le secteur du jeu vidéo où les grands constructeurs (<a href="http://www.us.playstation.com/News/PressReleases/480">Sony</a>, <a href="http://www.itproportal.com/portal/news/article/2009/6/30/microsoft-put-canal-plus-vod-service-xbox-360-console-more/">Microsoft</a> et Nintendo) sont tous occupés à développer des offres en téléchargement qui se substitueront probablement un jour à la vente de jeux disponibles physiquement sur les linéaires des magasins.</p>
<p>Enfin, le livre ne devrait pas non plus échapper à la vague numérique. On a vu ainsi apparaître des &#8220;e-readers&#8221; comme le <a href="http://www.amazon.com/Kindle-DX-Amazons-Wireless-Generation/dp/B0015TCML0">Kindle d&#8217;Amazon</a>. On parle aussi d&#8217;une <a href="http://www.wired.com/gadgetlab/2009/09/apple-tablet-everything">tablette interactive</a> qui pourrait voir le jour très prochainement chez Apple.</p>
<p>La numérisation massive de ces contenus, et la dématérialisation qui en résulte, vont entraîner un bouleversement fondamental du comportement humain. Les conséquences de cette mutation dépassent en effet largement le &#8220;simple&#8221; passage du matériel à l&#8217;immatériel. Elles changent tout d&#8217;abord notre rapport à l&#8217;objet : dans le nouveau monde qui se dessine, plus besoin d&#8217;acheter des boîtiers  ou des livres que iront ensuite prendre la poussière sur votre bibliothèque : tout sera désormais accessible à travers l&#8217;écran d&#8217;un ordinateur. A terme, le statut élitiste attaché aux biens culturels s&#8217;en trouvera considérablement modifié, de même que l&#8217;apparence de votre foyer : les &#8220;boîtes&#8221; vont devenir des objets de luxe, réservés aux fans et collectionneurs, plus un encombrement inévitable de la vie moderne.</p>
<p>Plus profondément encore, ce vaste mouvement de numérisation affectera les conditions même d&#8217;accès à la culture et à la connaissance. Puisque tout sera désormais disponible à portée de main, certaines limitations et barrières (liées à l&#8217;endroit où vous habitez, à votre statut social&#8230;) vont s&#8217;effacer, ce qui représentera un véritable progrès pour l&#8217;humanité.</p>
<p>Enfin, cette transformation sera un bienfait au niveau écologique. Quand on sait que plus de deux tiers des ouvrages distribués en librairies finissent à la broyeuse, les nouveaux modes de lecture induits par la numérisation sont aussi une bonne nouvelle pour l&#8217;environnement.</p>
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		<title>Les vrais pirates ne sont pas ceux que l&#8217;on croit</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Feb 2009 21:38:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thoughts]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/lWMmC1LxOug&#038;hl=en&#038;fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/lWMmC1LxOug&#038;hl=en&#038;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object></p>
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		<title>How often do you switch off your mail and phone to think or create?</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 12:42:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brice Le Blevennec</dc:creator>
				<category><![CDATA[Thoughts]]></category>

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		<description><![CDATA[Sim D&#8217;Hertefelt ask us on Linked in : &#8220;How often do you switch off your mail and phone to think or create?&#8221;. His thesis is that &#8220;For innovating ideas to emerge -in design, business, management, technology development&#8230;- you have to switch off your mail and phone for at least a day.&#8221; He also ask &#8220;Do [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sim D&#8217;Hertefelt ask us on Linked in : &#8220;How often do you switch off your mail and phone to think or create?&#8221;. His thesis is that &#8220;For innovating ideas to emerge -in design, business, management, technology development&#8230;- you have to switch off your mail and phone for at least a day.&#8221;<br />
He also ask &#8220;Do you agree? What helps you to create and innovate in your job?&#8221;. </p>
<p>My answer : </p>
<p>Innovative ideas rarely appear ex nihilo, unless you&#8217;re a real genius. They are often the result of the combination of several items. This is why at <a href="http://www.emakina.com">Emakina</a> we enjoy brainstorming in a groups made of people from very different background. This is why I actually enjoy the flow of interruptions that provide me alien items that collide with my current flow of thinking. Like a lot of scientific discoveries, many of my ideas results from accidents, completely independent of my will. But don&#8217;t tell my customers <img src='http://www.brice.org/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>My only talent is being able to notice interesting collisions and having the instinct to feel the value or novelty of a new combination in a fraction of second, before the thought is lost. I take notes in my bed, record ideas on my iPhone, write email to myself a lot, just to avoid forgetting valuable ideas.</p>
<p>What help me to create in my job is people very different from me, the flow of random items that populate my mails, rss feeds, tweets, and conversations on all media. Also I read a lot of magazines specialized in many different subjects (from Monocle to Wired, from CanardPC to Stuff, from Keyboards to Psychologies, &#8230;)</p>
<p>In summary I think that the great creative genius thinking in the silence of his Ivory tower is a cliche that only non creative people believe in. </p>
<p>All creatives knows that creativity is a talent &#8220;innÃ©&#8221; that you cannot learn, but you can force yourself being open to the flow of items (subscribe to as many flows as you can), train yourself to observe new combinations, practice systematic checking of novelty and value. In the end only the good ideas counts.  </p>
]]></content:encoded>
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